Dans un entretien accordé à la Chaîne III de la Radio nationale dont il était l'invité de la rédaction, le ministre de l'Energie et des Mines, Youcef Yousfi, est revenu sur le secteur des hydrocarbures et des missions qui lui ont été assignées après l'indépendance.
D'abord, la couverture énergétique qu'il qualifie de révolution sociale. En 1962, l'Algérien consommait en électricité 92 kwh, c'est passé maintenant à 1300-1400 kwh/hab/an, dans le Sud c'est plus de 3000 kwh ; en 1962, la consommation totale était de 1000 GWh, surtout pour les Européens, nous passons à 50 twh. La capacité était un peu supérieure à 500 MW, on est à plus de 11 000 MW pour l'électricité. Le taux d'électrification était à moins de 40% nous sommes à 98,7% ; il y avait 700 000 abonnés surtout des Européens, il y en a 7,5 millions aujourd'hui. Idem pour le gaz naturel, le GPL et les carburants. Il y avait une priorité qui était de protéger les forêts parce que les gens utilisaient le bois et le charbon. Les prix intérieurs sont très bas pour permettre le développement de la consommation de l'énergie et donc du développement économique et du bien-être social. La deuxième mission, rappelle-t-il, pour les hydrocarbures a été de financer le développement. Par ailleurs, a-t-il indiqué, l'Algérie risque de voir ses recettes d'exportation d'hydrocarbures se réduire de 20 milliards de dollars sur un an si la chute drastique des prix du brut persisterait. Le ministre s'est dit inquiet de cette situation de déséquilibre dans le marché (entre la demande et l'offre) et tout peut arriver, dit-il. Nous avons perdu 30 dollars depuis le niveau qu'avait atteint (le baril de pétrole) depuis quelques mois, 30 dollars c'est une chute drastique et sur une année ça représente pour nous entre 18 et 20 milliards de dollars de revenus en moins et d'exportation, fait-il observer. Si la situation l'exige, l'Opep se réunira pour apporter les correctifs nécessaires, annonce-t-il. Pour le moment, précise-t-il, une telle réunion n'est ni prévue ni convoquée. Toutefois, pour M. Yousfi, la baisse du prix du pétrole n'impactera en aucun cas les projets d'investissements en équipements lancés par le gouvernement.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lakhdar A
Source : www.lnr-dz.com