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Participation effective des femmes dans les assemblées élues



Participation effective des femmes dans les assemblées élues
De quelle façon pérenniser la démarche entreprise pour promouvoir le rèle des femmes, éviter les discriminations et la marginalisation et leur assurer une participation effective dans les Assemblées élues et dans la vie politique ' C'est la problématique qui a été débattue par les participants à une conférence organisée par l'Assemblée populaire nationale et le programme des Nations unies pour le développement (Pnud).F.-Zohra B. - Alger (Le Soir)A travers la rencontre organisée hier, c'est toute la problématique des droits des femmes dans les pays arabes et de leur accès et participation effective à la vie politique dans les Assemblées élues.Mme Samera Al-Tuwaijri, directrice régionale ONU-Femmes pour les Etats arabes, mettra l'accent sur le poids des traditions et de la religion qui, selon elle, «constitue une entrave pour l'accès des femmes à la vie politique et aux Parlements et qui les empêche d'avancer». Elle notera aussi que ces femmes dans les pays arabes «ont les capacités de réaliser le changement vers la démocratie».Pour sa part, Cristina Amaral, coordinatrice résidente des Nations unies et représentante du Pnud en Algérie, «il est nécessaire de faire en sorte que l'expérience algérienne soit valorisée au niveau international». L'intervenante dira aussi, lors d'une conférence de presse organisée en marge de la rencontre, qu'il ne faut pas se limiter aux quotas, notant toutefois «qu'il s'agit en tout état de cause d'une question de souveraineté nationale s'agissant des pays concernés qui ont le pouvoir de décision».La représentante du Pnud soulignera néamoins, la nécessité «d'être attentifs en vue de ne pas retourner en arrière et de remettre en cause les acquis».Mme Cristina Amaral précisera aussi que la moyenne de représentation des femmes aux Parlements au niveau mondial est estimée à 21,3%, l'objectif d'arriver à 30% restant encore à réaliser. Le changement des mentalités dans les sociétés reste aussi un impératif selon elle. «Beaucoup a été fait mais il reste beaucoup à faire. Les violences à l'égard des femmes constituent toujours un problème à prendre en charge. Il faut une meilleure représentativité de la femme au niveau mondial comme il faut se doter d'outils pour l'égalité des droits des femmes», a souligné l'intervenante.«Le rèle de la femme ne doit pas se limiter à la gestion de son foyer», a déclaré par ailleurs Larbi Ould Khelifa, président de l'Assemblée populaire nationale à l'ouverture de la rencontre. Il dira aussi que l'objectif est l'échange des expériences concernant la lutte contre les violences, la marginalisation et les discriminations à l'égard des femmes. L'intervenant mettra l'accent sur le fait que le Parlement est une tribune importante pour les femmes. «La société doit élargir les égalités et aplanir les obstacles qui entravent les femmes. Le premier ennemi de la femme est l'analphabétisme. Il faut donc aller vers une meilleure éducation», a declaré le responsable qui a aussi évoqué la réforme de l'arsenal juridique et l'enrichissement de la Constitution en vue d'arriver à des lois effectives. Les organisateurs de la rencontre mettront aussi l'accent sur le contexte particulier dans lequel se déroule la rencontre. Ils souligneront le fait qu'il y a une semaine, le programme pour l'amélioration de la représentation de la femme dans les Assemblées élues a été reconnu au niveau international par un prix décerné aux femmes parlementaires algériennes. Ils diront aussi que la conférence coïncide avec la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes et la Journée internationale des droits de l'homme. Ont ainsi été citées «les réformes engagées depuis 2008 en Algérie et qui ont mis en place un cadre légal incitatif à travers un mécanisme de quotas en 2012, accordant aux femmes 30% de représentation dans les Assemblées élues, en vue de corriger les inégalités d'accès des femmes à la vie politique, et de répondre aux objectifs du millénaire pour le développement».Au lendemain des législatives de 2012, l'Algérie est passée, précisent-ils, de la 122e place à la 27e dans le classement mondial des femmes au Parlement, et à la première place dans le monde arabe.Mme Cristina Amaral a aussi annoncé que la rencontre sera sanctionnée par la déclaration d'Alger qui, selon elle, «inspirera les femmes à travers le monde».


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