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Paris met la pression sur Bamako



Paris met la pression sur Bamako
Paris joint sa voix à Alger pour l'accélération de l'accord de paix et de réconciliation au Mali qui traîne depuis des mois, en raison d'un manque de volonté politique manifeste de Bamako et de la surenchère des groupes armés du nord, signataires de ce texte. On ne peut pas uniquement dire : "'il faut respecter les accords d'Alger' de manière incantatoire", a lancé M. Le Drian lors d'une réunion finale des chefs d'Etat et de gouvernement au Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, en référence aux accords conclus sous médiation conduite par l'Algérie et signés à Bamako. "C'est la condition à mon sens préalable pour empêcher les groupes terroristes de se reconstituer. Sinon, on ira à l'échec", a-t-il affirmé. Il réagissait à des propos du Premier ministre malien Modibo Keïta, également présent au forum, qui recommandait d'"accentuer la lutte contre le terrorisme en nous attaquant aux causes". Au Mali, "nous avons des cantatrices mais nous ne faisons pas des incantations", a-t-il répliqué à l'intention de M. Le Drian, assurant que son pays était pleinement conscient de l'importance de la sécurité. "L'accord est une chance pour le Mali car tous les signataires ont accepté l'unité, l'intégrité et la laïcité du territoire", a ajouté M. Keïta. L'accord a été signé par le gouvernement malien, les groupes armés qui le soutiennent et l'ex-rébellion à dominante touareg du nord du pays. Dans la matinée, le ministre français avait qualifié l'application de l'accord de "seule possibilité de lutter sérieusement et définitivement contre les groupes armés terroristes". "Il n'y a pas d'autre sortie. Ces accords sont là, il faut les faire respecter", a martelé M. Le Drian. "Je sens bien que le processus de DDR (désarmement, démobilisation, réintégration des combattants) qui est consubstantiel des accords d'Alger traîne encore des réserves", a noté le ministre français. "Mais il est nécessaire que l'ensemble des acteurs fassent pression, mettent les moyens, y compris politiques, pour que ces accords soient respectés", a-t-il insisté.R. I./Agences
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