Alger - Mohamed Hammadi

Parcours de feu Mohamed Hammadi

Parcours de feu Mohamed Hammadi
(1907-1973). Auteur, compositeur et interprète.
Né à Alger, rue Sidi Boukadhour, dans la Casbah, le 27 Avril 1907, au sien d’une famille d’origine marocaine, il grandit à Belouizdad (ex-Belcourt). Son vrai nom est Mohamed Hammadi. Cheikh Charkaoui, son père qui était un Fkih, homme de science religieuse, lui enseigna les rudiments de la langue et de la religion mais, comme tous les enfants de sa génération, il commença très jeune à travailler comme apprenti forgeron, il se spécialisa dans la ferronnerie pour fabriquer des lits appelés « lits kouba » (lits à baldaquin). Comme tous les jeunes, il aimait le sport et en particulier le football ; il entra au Mouloudia et participe à plusieurs Matchs comme gardien de buts ; il y resta jusqu’en 1931, époque à laquelle il donna la préférence à la musique et au chant. Désormais, il ne quittera plus son maître, le Cheikh Ahmed Kefif qui habitait Belcourt. A quelque temps de là, il fur présenté au public comme chanteur sous le nom de Mohamed le Marocain parceque son père était issu de la grande famille des Charkaouis fort connue au Maroc. Cela se passa dans un café du quartier de Belcourt avec un orchestre où figurait le Cheikh Ali Bouchiba et Mohamed El Baouni. Le public lui fit le meilleur accueil et ce sera pour lui le premier pas dans la carrière artistique. La prestation de Mohamed Marocain révolutionnera le genre en y introduisant des chansons légères sur des paroles qu’il composait lui-même ou empruntait à des auteurs marocains tels le Cheikh Idriss El Alami, Imam dans une mosquée de Fez, où le Cheikh Ouazzani qui venait de temps à autre à Alger chez son ami le Cheikh Charkaoui. Il chantait tout ce qui lui convenait des chansons célèbres, qu’elles fussent algériennes, tunisiennes ou marocaines. Il fut le premier en Algérie à chanter les chansons Al Harraz et Rachda. Il se produisit au Maroc en 1954 et rencontra un grand succès ; à son retour à Alger, il présenta une moisson importante de chansonnettes marocaines du genre aïta et daqqa. Il alla encore une fois au Maroc en 1956 et, à son retour, enregistra quelques-unes des chansons qu’il avait importée ; les plus célèbres Ezzine mlih, Ashab ashab, Assayad, Al Kaddab et Yalli feront le tour de l’Algérie et rencontreront un succès sans précédent auprès du public. Mohamed Marocain se produisait dans les fêtes privées ou publiques et surtout dans les clubs, cabarets et cafés-concerts. Durant le Ramadan, chaque artiste avait un lieu précis où il se produisait durant tout le mois ; lui il se produisant dans un café proche de la mosquée de Ketchaoua dont le propriétaire était Benhaddad (un de nos martyrs) ou dans un café de Belcourt, transformé depuis en cinéma (Le Mondial). Il était souvent engagé pour se produire ailleurs qu’à Alger, à Annaba et à Oran entre autres villes ; il le devait au succès des disques qui avaient fait connaître ses chansons Rachda et Al Ashar. Il mourut le 8 février 1973 à Alger. Plus comédien que chanteur, il aimait la plaisanterie, était toujours gai, ce qui poussait ses admirateurs à l’entourer constamment des marques d’appréciation les plus vives. Il les surprenait toujours par la nouveauté qu’il introduisait dans son programme, ses chansons râres telles que celles du Cheikh Aïssa Laghouati, du Cheikh Bougandoura, ancien Mufti d’Alger, grand savant ès sciences religieuses mais qui avait un réel penchant pour la poésie populaire si bien qu’il laissera un important recueil de Malhoun dont la Qacida bien connue Wiine Sidi Abderrhamane. Mohamed Marocain a participé à la reconstruction du pays par des œuvres qui glorifiaient l’Armée de Libération Nationale. Il y prêchait la solidarité, l’union, le sérieux dans le travail et prônait déjà le « compter sur soi ». Il a composé des œuvres où il ironisait sur ceux qui ne croyaient pas à l’indépendance de l’Algérie. Si certaines de ses œuvres ont été enregistrées, d’autres ne le furent pas ; toujours est il que les chansons qui existent portent témoignage de l’intelligence du personnage et de son goût sûr dans le choix des Qacidas qu’il interpétait.


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SLT je vous remercien pour tous mai vous manque boucoup de renseigenement pour le defain cheikh mohamed marocaine surtous le lieu de son déce ce pas douira mai avant de faire pubier quelque il faut demande a sa femille
HAMMADI CHERKAOUI - fonctionnaire - alger, Algérie

07/05/2014 - 193123

Commentaires