Alger

Palme d'or au public



Palme d'or au public
Les unes portent un pantalon traditionnel algérois seroual chelka, les autres le voile : hayek mrema. D'autres encore ont revêtu leurs habits traditionnels. Les femmes venaient en masse écouter la musique andalouse et voir en réalité les artistes qu'elles connaissent par la télévision. Tirées à 4 épingles, elles étaient accompagnées de leurs filles, belles-filles, maris et fils parfois. Même leurs enfants étaient bien vêtus pour les soirées. Une fillette, âgée d'à peine 8 ans était vêtue d'une belle robe espagnole rouge. «Je l'ai portée spécialement pour cette soirée animée par la troupe espagnole», nous dira fièrement la fillette voulant dire, la troupe de flamenco. El-Hadja Dalila d'Alger a, pour sa part, ébloui la salle avec ses danses et mouvements subtiles des doigts tenant deux petits foulards lors de la cérémonie dédiée à Fadila Dziria. Elle arborait un pantalon rond seroual mdouer et un haut en chbika, sans parler de ses anciens modèles de bijoux que portaient nos grand-mères. La femme voilée, quant à elle, est venue de Blida pour assister à la cérémonie dédiée à El-Hadj Mohamed Sari. Les femmes de Koléa sont venues en hayek ou en hidjeb. On peut dire que le public de la salle de la maison de la culture de Koléa voyait au quotidien une multitude de personnes qui venaient de toutes les wilayas du centre du pays et notamment celles limitrophes ; à l'image de Blida, Chlef, Aïn Defla et Alger. Accompagné de sa famille, un homme âgé, sa arakiya sur la tête, venait de la wilaya de Béjaia spécialement pour assister au festival. En outre, et pour la petite histoire : parler de soirées musicales ou de fêtes ne va jamais sans parler de «Farouk» connu pour son amour de la danse, tous types confondus. Ce mordu du chaâbi et d'andalou n'a pas raté les soirées durant lesquelles il gagnait beaucoup grâce à la rechka. Le public, a commencé à pointer devant la salle de la maison de la culture, 2 heures, voire 3 heures avant le début des soirées, soit à 19h 30. La communauté algérienne installée à l'étranger, a, elle aussi, marqué sa présence. «Je suis très heureux d'être là», nous dit Saïd Boulerouah venu d'Angleterre accompagné de son ami de France, Brahim Baouchi.- A saluer la bonne maîtrise du public nombreux par une équipe d'organisation, dont beaucoup de jeunes, des hôtesses membres de l'association culturelle Dar El-Gharnatia, des agents en civil ou en tenues officielles ainsi que des éléments de la police. Ce qui a fait qu'aucun incident n'a été enregistré durant les 8 jours de festival qui s'est déroulé devant des milliers de mélomanes.
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