
Alors que beaucoup s'interrogent, maintenant qu'il a été élu, sur ce que va faire Trump après son investiture le 20 janvier 2017, la plupart se perdent en conjectures suite aux propos plus «tempérés» qu'il vient de tenir, y compris sur la question palestinienne. Il a laissé entendre que son administration allait «jouer un rôle important en aidant les parties à aboutir à une paix juste et durable, négociée entre les parties elles-mêmes et pas imposées par d'autres». Malheureusement, aujourd'hui alors que les Palestiniens commémorent le 28e anniversaire de la proclamation, à Alger ? tout un symbole ? de l'Etat de Palestine, sur ce plan le processus est à l'arrêt.Les Algériens se rappellent encore le visage rayonnant de Yasser Arafat annonçant la nouvelle à la télévision algérienne et devant les caméras du monde entier.Vingt-huit ans après, en dépit des Accords d'Oslo, de la mise en place de l'Autorité palestinienne et des succès diplomatiques intervenus depuis, des dizaines, voire des centaines de Palestiniens désarmés meurent sous les balles assassines israéliennes, dans leur vaine espérance à sensibiliser les Arabes et la communauté internationale au drame vécu par leur peuple depuis 69 ans. Selon l'ONU, les agressions israéliennes ont fait en une année plus de 200 morts, essentiellement des femmes et des enfants.Les esprits resteront toujours marqués par les images de ces foules juvéniles des «Intifadhate» successives dans les territoires de Ghaza ou de Cisjordanie, parties à l'assaut contre l'occupation et le déni de justice. Comme on ne peut effacer aujourd'hui celles de ces adolescents à peine sortis de l'enfance lançant, au prix de leur vie, de désespérantes attaques au couteau contre des militaires israéliens. Comment oublier cette gamine d'à peine 16 ans abattue, ou plutôt assassinée, parce qu'elle avait foncé contre des soldats en faction, alors qu'elle aurait pu être maîtrisée de mille une autres manières. Un acte lâche qui n'est pas sans rappeler la mort du petit Dourah dans les bras de son père, victime d'une balle israélienne.Tous ces Palestiniens assassinés et qui viennent allonger la liste des martyrs de la juste cause ne sont assurément pas morts pour rien, même si leur sacrifice n'émeut que très peu la communauté internationale et qu'il remue à peine les consciences arabes dans une conjoncture planétaire fortement marquée par les conséquences du terrorisme islamiste de Daech en Irak et en Syrie. On ne peut que mieux comprendre ce sentiment de désespoir face à l'arrogance et la duplicité des Israéliens qui viennent de manifester, une fois de plus, leur volonté à poursuivre la colonisation en annexant tout simplement de nouvelles terres appartenant à des Palestiniens sur lesquelles ont été édifiées des «colonies» dites sauvages. C'est là, somme toute, la réponse à la disponibilité des Palestiniens et les appels à la négociation en direction d'Israël. En dépit de cela, ils placent l'espoir de voir les Occidentaux et surtout la nouvelle Administration Trump contribuer à faire avancer les discussions entre les deux parties. A l'instar de Mahmoud Abbas, chef de l'Autorité palestinienne, pour qui le plus important c'est ce que dira le nouveau président américain, une fois entré à la Maison-Blanche.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Reda Bekkat
Source : www.elwatan.com