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Oxford Business rend publique son enquête sur le climat des affaires



Oxford Business rend publique son enquête sur le climat des affaires
Difficultés d'accès au financement bancaire et un niveau de transparence dans la conduite des affaires jugé insuffisant. Ce sont en substance les griefs retenus par les chefs d'entreprises à l'égard du climat d'affaires en Algérie. Ils ont été interrogés dans le cadre d'une enquête menée par le cabinet Oxford Business Group (OBG) dont les résultats préliminaires ont été révélés jeudi.Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Pour apprécier le climat des affaires en Algérie, Oxford Business Group a mené une première enquête du genre en Algérie entre mai et octobre 2017 auprès d'une centaine de dirigeants et chefs d'entreprises. 30% d'entre eux sont issus du secteur public. 55% des chefs d'entreprises sont à la tête d'entreprises internationales, contre 38% d'envergure locale et 7% activant au niveau régional. Il en ressort un sentiment mitigé.
Interrogés au sujet de la compétitivité de l'environnement, 41% des chefs d'entreprises ont estimé qu'il était «compétitif» tandis que 34% le trouvent plutôt «peu compétitif». Sans surprise, c'est le niveau de transparence dans la conduite des affaires qui préoccupe les chefs d'entreprises. Près de 50% de ceux interrogés l'estiment «insuffisant» alors que plus de 10% le trouvent «très insuffisant».
L'accès au financement bancaire préoccupe les personnes sondées. 35% des interrogés le qualifient de «difficile», 24% de «très difficile». Les entreprises de petite ou de moyenne envergure sont celles qui en souffrent le plus. Réponse du président de l'Association des banques et des établissements financiers présent au moment de la présentation des résultats, les crédits alloués dans le cadre de l'encouragement de l'investissement ont atteint 8 400 milliards DA, dont 64% alloués aux investissements des entreprises économiques. Ils ont connu, dit-il, une hausse de 26% en 2014, 16% en 2015 et 7% en 2016. En dépit des griefs retenus par les chefs d'entreprises, le climat général reste positivement perçu selon les résultats de cette même enquête. Ils sont 27% à penser que l'évolution du climat des affaires en Algérie sera «positive» au cours de l'année à venir.
Les deux tiers d'entre eux projettent d'effectuer un investissement conséquent au cours de cette même période. Ce qui fera dire aux rédacteurs du rapport que cela «démontre un indice de confiance élevé et un pari vers une plus importante diversification de l'économie». Pour le moment, la dépendance aux hydrocarbures est encore prédominante.
La preuve, 66% des chefs d'entreprises interrogés estiment que la hausse du prix du pétrole est l'événement extérieur majeur susceptible d'avoir le plus d'impact à court ou moyen terme sur l'économie nationale. Plus de 60% d'entre eux affirment également que leur chiffre d'affaires provient de la commande publique.
Le rapport conclut que l'élément décisif dans l'évolution économique de l'Algérie sera son degré d'ouverture. Et d'ajouter qu'une «meilleure préparation à la concurrence sur les marchés mondiaux augmenterait considérablement le potentiel du pays sur le long terme et de conclure que l'environnement d'affaires algérien n'est pas «homogène» mais que malgré sa complexité, des signaux permettent de rester positifs.
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