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«Ouyahia poursuivra sa mission à la tête du RND»



Le Rassemblement national démocratique, le RND, a rendu public, hier samedi, un démenti formel à une information faisant état d'une démission imminente de son secrétaire général, Ahmed Ouyahia. « Une chaîne de télévision privée nous a surpris par la diffusion d'une rumeur, la présentant comme une information crédible et prétendant que monsieur Ahmed Ouyahia s'apprêterait à présenter sa démission (?) », y lit-on d'emblée.Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - A travers ce démenti, certainement rédigé par Ouyahia en personne, il est également précisé que « le Rassemblement national démocratique tient à démentir, formellement, la véracité de cette information, dénuée de tout fondement et affirme que monsieur Ahmed Ouyahia continuera à assumer ses fonctions pour lesquelles il a été élu à la majorité absolue, à travers un vote à bulletins secrets, par le cinquième congrès, qui est l'instance souveraine du parti ».
Il est , en outre, ajouté que le RND « tient à saluer le soutien de l'ensemble de ses structures organiques et des cadres du parti à la direction nationale et à sa tête le secrétaire général du parti, Ahmed Ouyahia ». C'est la seconde fois, en trois jours, que le parti de l'ancien Premier ministre réagit via un démenti.
Mercredi dernier, en effet, le parti a rendu publique une déclaration pour se démarquer des déclarations surprenantes faites, la veille, par son porte-parole, Seddik Chihab, notamment à propos du soutien au cinquième mandat mais, surtout, sur « des forces extraconstitutionnelles qui gèrent le pays à la place du Président » ! C'est dire dans quel état d'esprit se retrouvent, depuis quelque temps, les partis du pouvoir, principalement le FLN et le RND qui subissent de plein fouet le « big bang » politique qui a bouleversé la carte politique nationale depuis le 22 février dernier avec cette révolution populaire sans précédent et les manifestations gigantesques anti-Bouteflika. Particulièrement ciblé par les manifestations, il aura sans doute été le plus grand perdant jusque-là, de l'ensemble du personnel politique du régime.
Contraint de déposer sa démission de son poste de Premier ministre, ainsi que celle de l'ensemble de son gouvernement , le 11 mars dernier, c'est désormais en position de faiblesse qu'il fait face à la résurrection de ses adversaires traditionnels au sein de son parti, le RND, ou de sa périphérie.
Une crise qui s'annonce autrement plus compliquée pour lui, que celles qu'il avait déjà eues à subir durant l'été 2002 et à l'automne 2013. Toujours juste après une « débâcle » électorale et sa sortie du gouvernement.
K. A.
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