Alger - A la une

Ouyahia : «L'Algérie a les moyens qui la mettent en sécurité pour 4 ans»



Ouyahia a rappelé qu'à fin 2009 jusqu'à mars 2012 «époque où il y a eu des correctifs de vision et de démarche (après l'attente des privatisations et les IDE, option pour l'investissement public par le propriétaire) », l'Etat a déboursé 1200 milliards de dinars pour les entreprises publiques en terme de rééchelonnement ou paiement des dettes et 1000 milliards en investissements. «Il a fallu faire revivre Cosider, qui est un monstre, mais qui n'avait pas eu d'investissements dans les années précédentes,» a-t-il pris comme exemple en notant que « les entreprises privées ont enregistré 1000 milliards DA d'investissements en gré à gré.» Il évoquera aussi les 1000 milliards pour la mise à niveau des PME et les 1000 autres pour l'agriculture par, dit-il, «une défiscalisation plus large de l'acte agricole.» Il affirme que «70% du programme quinquennal a été réalisé.» Programme qui bénéficie, rappelle-t-il, de 21 mille milliards DA, c'est qu'on a l'équivalent en dollars en dépôt à l'étranger.» Il fait savoir qu'il n'est pas question de rapatrier les dépôts « parce qu'ils rapportent bien.»
Il précisera, par ailleurs, que «l'Algérie n'a pas, comme il se dit, 3 milliards de dollars comme dette extérieure, mais 400 millions de dollars dont une partie chez les Emiratis qui ont accepté de la transformer en investissements, une autre chez d'autres pays et 2,6 milliards de dollars constituent un endettement de BP, Djezzy, Watania et Lafarge. » Le 1er ministre rassure, en soutenant que « l'Algérie a des moyens qui la mettent en sécurité pour 4 ans, que le marché du pétrole soit bouleversé ou pas. » Il avouera que «nous avons des stocks de provisions mais pas de rendements, nous devons nous serrer la ceinture. » Il reconnaîtra que l'Algérie importe pour 3 milliards de dollars d'hydrocarbures (essence) « parce qu'on ne transforme pas le pétrole. »
Le SG du RND et néanmoins 1er ministre a, par contre, évoqué, sur le ton de la dérision, les négociations avec le constructeur français d'automobiles. «Paraît-il Renault a signé un mémorandum pour la création d'une usine en Algérie, ce n'est pas l'usine qui dérange mais la guerre des 51/49 comme si c'était la source des problèmes, » a-t-il lancé avec un sourire en coin. « Il n'y a que chez nous où on se demande -et je reste dubitatif- si les mesures qui ont de l'effet sur l'investissement ne doivent-elles pas être supprimées, » ajoute-il encore.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)