Alger

OUVERTURE DES COMMERCES LORS DE LA FÊTE DE L'AID «Il n'y a pas de réglementation qui organise les permanences», selon l'UGCAA



Il n'existe pas de réglementation qui organise les permanences des commerçants lors des fêtes de l'Aïd notamment, a déclaré, hier, M. Boulenouar porte-parole de l'Union générale des artisans et commerçants algériens (UGCAA). L'intervenant dira aussi que plus de 5% du prix du mouton est à imputer à la spéculation et 5 milliards de dinars de bénéfices reviendront aux spéculateurs.
F.-Zohra B. - Alger (Le Soir) - Pas plus de 3 000 boulangers sur 13 000 ouvriront leurs portes lors de cette période puisqu'ils sont obligés de libérer leurs ouvriers qui, souvent, ne résident pas dans leur région d'origine, a annoncé le représentant de l'UGCAA. «Nous ne sommes pas contre une permanence des commerçants pour les jours de l'Aïd, toutefois, si on instaure le système de permanence, nous exigerons des conditions définies par loi. De ce fait, des sanctions ne peuvent être appliquées contre les commerçants sans qu'une loi ne soit promulguée », a déclaré M. Boulenouar. L'intervenant dira aussi que plus de 70% des ouvriers des boulangeries habitent en dehors de la wilaya d'Alger. Le porte-parole de l'UGCAA suggérera, de ce fait, que les collectivités locales réunissent les commerçants au niveau des APC pour mettre sur pied un programme exceptionnel pour les jours de l'Aïd en attendant la promulgation d'une loi qui régira les permanences lors des fêtes. Concernant les prix en hausse du bétail et des viandes, ceci résulte, selon le secrétaire général de l'Organisation nationale des commerçants et artisans algériens (ONCAA) nouvellement créée, de l'absence de coordination entre les différents secteurs. Il évoquera aussi la hausse importante de la demande, la flambée des prix des aliments de bétail et l'absence de projets d'élevage. Les membres de l'ONCAA suggéreront de faciliter aux jeunes la mise sur pied de nouveaux élevages et d'annuler la taxe sur la valeur ajoutée pour les productions liées à l'élevage des animaux. Les présents mettront aussi l'accent sur le secteur commercial en Algérie qui, selon eux, a besoin du plus grand nombre d'organisations possibles pour une meilleure organisation. Ils illustreront leurs propos par le fait que des 1 million 700 000 registres du commerce existant en Algérie, l'UGCAA a moins de 20 000 adhérents, soit moins de %. «Près de 98% des commerçants algériens ne sont pas regroupés au sein d'une organisation et c'est pour cette raison notamment que les commerçants ne répondent pas aux appels de l'Union, notamment lors des jours fériés concernant les systèmes de permanence», précisera M. Boulenouar. Concernant la flambée des prix des ovins, les représentants des commerçants mettront en avant le fait que l'offre est inférieure à la demande en cette période de l'Aïd, annonçant que 3 millions de têtes seront sacrifiées. Ils évoqueront aussi la contrebande et la spéculation. «Plus de 5% du prix du mouton est dû à la spéculation et 5 milliards de dinars de bénéfices reviendront aux spéculateur », dira-t-il.
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