
La dernière apparition du président de la République à la Cour suprême remonte à décembre 2011. C'était à l'occasion de l'ouverture de l'année judiciaire, dont la cérémonie a eu lieu le 21 décembre de la même année. Dans son discours, le premier magistrat du pays avait exprimé sa volonté d'engager des réformes politiques. Depuis, aucune apparition chez les magistrats. Question : l'ouverture de l'année judiciaire par le président de la République est-elle une obligation ou une simple formalité protocolaire 'Abder Bettache - Alger (Le Soir) - Selon des avocats, l'événement en lui-même «relève purement d'une démarche protocolaire». A ce sujet, on indique que c'est une «tradition empruntée à la justice française pour marquer l'importance qu'accorde l'Etat à la justice». «En sa qualité de premier magistrat du pays, le président de la République annoncera lui-même l'ouverture de l'année judiciaire à l'occasion d'une cérémonie qu'il présidera. Lors de cette rencontre avec des magistrats, le président de la République veut transmettre un message hautement significatif à savoir, qu'il est le garant du respect des lois de la République», nous explique un avocat relevant du barreau d'Alger.Même explication donnée parMe Noureddine Benisaad, membre du conseil du barreau d'Alger et, par ailleurs, président de la Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme (LADDH). Selon lui, «l'ouverture de l'année judiciaire est prévue par des textes, mais c'est une démarche qui est plus protocolaire qu'autre chose. La loi n'impose pas au premier magistrat du pays d'en présider cette cérémonie solennelle». Même son de cloche chez l'avocat Khaled Bourayou. Pour ce dernier, «il s'agit d'une démarche protocolaire. Rien d'autre».Et d'ajouter : «Le problème de la justice algérienne ne réside pas dans la forme mais plutôt dans le fond. Ce n'est pas de cette manière qu'on va libérer la justice de notre pays.»Pour un autre avocat qui a requis l'anonymat, «il n'y a aucun texte qui réglemente cet événement, et ce retard ou éventuellement son ajournement n'a aucune conséquence sur le fonctionnement de la justice». Il n'en demeure qu'un discours prononcé par le premier magistrat du pays à l'occasion de l'ouverture de l'année judiciaire constitue un référent par rapport aux autres sorties médiatiques qui suivront.En d'autres termes, il s'agit d'un événement phare dans l'agenda du président de la République qui, très souvent, constitue une opportunité pour rendre publiques des décisions politiques importantes, comme ce fut le cas en 2008, lorsqu'il avait annoncé la révision de la Constitution. La même échéance pointe à l'horizon. Dès lors, la question qui se pose est celle de savoir si le premier magistrat du pays interviendra dans le débat à travers un discours qu'il aura à prononcer à l'occasion de l'ouverture judiciaire 'Dans le cas échéant et dans la perspective de la révision constitutionnelle, le président de la République rééditera-t-il sa sortie médiatique de 2011 où il avait annoncé la volonté de l'Etat d'engager des réformes sur tous les plans ' Wait and see.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.lesoirdalgerie.com