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OUVERTURE AUJOURD'HUI À MARRAKECH DE LA 4e CONFERENCE DES ETATSPARTIES DE LA CONVENTION DES NATIONS UNIES CONTRE LA CORRUPTION «…Engageons-nous : luttons contre la corruption»



Le Maroc abrite à partir d'aujourd'hui à Marrakech, jusqu'au 28 octobre, la 4e session de la Conférence des Etats-parties de la Convention des Nations unies contre la corruption. Cette conférence est placée sous le thème «Pour assurer un développement économique et humain durable, engageons-nous : luttons contre la corruption».
Cette conférence qui constitue l'un des mécanismes de la mise en application de la Convention verra la participation de 156 pays ainsi que celle d'organisations régionales et internationales, et réunira plus de 1 000 participants dont des représentants d'ONG et de la société civile. En marge de cette rencontre, des colloques et des ateliers de travail (plus de 20 manifestations) seront organisés afin de mieux cerner la problématique et apporter, le cas échéant, des solutions.
Il va sans dire que les préparatifs pour la tenue de cette conférence ont débuté il y a deux ans déjà. Plusieurs réunions et rencontres ont été organisées. C'est dans ce cadre que Rabat a abrité en juin dernier deux conférences internationales en partenariat avec l'Organisation de la coopération et du développement économique (OCDE) et le programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Les recommandations de ces deux rencontres qui réuniront les pays de la région Mena, de l'OCDE et du continent africain seront présentées à la Conférence de Marrakech. La Conférence de cette année devrait se pencher sur les questions-clés concernant l'examen d'application de la Convention, le rapatriement des fonds, la prévention et l'assistance technique. Les discussions lors de la Conférence devraient également se concentrer sur la prévention et la lutte contre la corruption et la réalisation des Objectifs du Millénaire en matière de développement. Un certain nombre d'événements spéciaux auront également lieu en parallèle aux séances plénières. La «Coalition des ONG» qui soutient la Convention des Nations unies contre la corruption — dont l'Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC) — sera fortement représentée à cette Conférence. Cette «coalition» organisera notamment une série de rencontres autour des «Meilleures pratiques dans l'exécution et de surveillance de la Convention des Nations Unies», du 25 au 27 octobre. La Conférence des Etats-parties à la Convention est instituée, conformément à l'article 63 de la Convention pour : améliorer la capacité des Etats-parties à atteindre les objectifs énoncés dans la Convention ; renforcer leur coopération à cet effet ; promouvoir et examiner l'application de la Convention. Compte tenu de l'importance des sujets abordés par la Conférence lors de cette session et la nature des décisions qui en découleront, la représentativité des gouvernements à leur plus haut niveau décisionnel est fortement encouragée. Pour rappel, les précédentes sessions avaient eu lieu : la 1re à Amman en Jordanie, 10-14 décembre 2006 ; la 2e à Nusa Dua en Indonésie, 28 janvier-1er février 2008 ; et la 3e à Doha, au Qatar, 9-13 novembre 2009).
L'Algérie dira-t-elle encore non aux mécanismes internationaux de suivi de l'application de la convention '
Il est fort probable que cette fois-ci encore, comme lors de la 3e édition en novembre 2009 au Qatar, il n'y aura pas d'accord autour de la définition de mécanismes internationaux efficaces de surveillance de l'application de cette Convention (Voir le Soir d'Algérie des 9 novembre et 28 décembre 2009, rubriques archives du site Internet du journal : www.lesoirdalgerie.com). L'Algérie avait fait partie des 3 pays — avec le Pakistan et l'Egypte —, qui s'étaient opposés frontalement à l'élaboration de mécanismes efficaces. Ces 3 pays étaient soutenus par la Russie et la Chine. Il est quasi certain que cette fois-ci, l'Egypte de l'après- Moubarak ne sera pas solidaire de l'Algérie et du Pakistan qui se retrouveront bien seuls et montrés du doigt. Lors des réunions préparatoires de cette 4e Conférence au siège de l'UNODC à Vienne, en Autriche —, plusieurs gouvernements non démocratiques de pays du Sud, dont l'Algérie, se sont opposés à la présence d'ONG comme observateurs. Ce qui n'augure rien de bon quant à la réussite de cette 4e Conférence.
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