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Ould Abbès s'appuie sur l'expertise arabe IL VISE LA DISPONIBILITE DES MEDICAMENTS À DES PRIX RAISONNABLES



Le médicament contrefait continue de susciter la vigilance des autorités sanitaires.
L'Algérie a énormément fait pour réduire la facture des importations qui s'est élevée à 2,5 milliards de dollars en 2011 et assurer la disponibilité des médicaments. A ce titre, Ould Abbès rappelle que l'objectif est de porter la production et la consommation du médicament générique à 70% à l'horizon 2014.
Rappelons que l'Algérie et la Chine ont convenu récemment à Alger de mettre en place un comité mixte pour l'étude technique d'un «mégaprojet» de production de matières premières de médicaments en Algérie.
Déplorant les difficultés de commercialisation des médicaments algériens dans les pays arabes, qui ont investi en Algérie dans ce secteur, ils ont été invités par le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M.Djamel Ould Abbès à faciliter l'enregistrement des produits algériens au sein de leurs marchés respectifs. Le ministre, qui a indiqué que «le médicament algérien est réputé pour sa bonne qualité», a insisté sur le respect du principe de réciprocité en matière d'enregistrement.
Cet appel a été formulé à Alger lors des travaux de deux jours de la réunion de la Haute Commission technique arabe du médicament qui a réaffirmé la nécessité d'intensifier la coopération entre les pays arabes en matière d'investissements. Au cours de cette rencontre, qui a été sanctionnée par la «Déclaration d'Alger», Ould Abbès a relevé les efforts de l'Algérie et sa politique de développement du secteur du médicament, et l'industrie pharmaceutique, et l'encouragement des investissements étrangers.
On relève que la «nécessité de renforcer et d'unir...en coordonnant leurs actions», est inscrite dans les recommandations des pays participants qui ont mis l'accent sur leurs efforts pour le développement du secteur du médicament dans le Monde arabe.
Le volet, qui concerne les procédures d'enregistrement des médicaments ainsi que l'organisation de cycles de formations et l'échange d'expériences, a été particulièrement souligné.
Parmi les recommandations figure notamment celle initiée par Ould Abbès qui a appelé à «investir dans les pays arabes qui ne disposent pas d'industrie dans le domaine médical». Il s'agit également de travailler en commun en matière de lutte contre la contrefaçon et d'intensifier les échanges pour assurer la disponibilité des médicaments à des prix raisonnables.
La réunion de la Haute Commission technique arabe du médicament a regroupé en plus de l'Algérie, la Jordanie, la Palestine, les Iles Comores, le Yémen, la Mauritanie et l'Arabie Saoudite, qui a représenté les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Cinq pays au total se disputent le marché algérien du médicament: la Jordanie, représentée par le réputé laboratoire Hikma connu dans la fabrication du générique, se positionne en tête des concurrents, a fait remarquer Ould Abbès, à l'ouverture de la réunion. Loin derrière la Jordanie, se positionnent l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, l'Egypte et la Tunisie. Globalement, ces cinq pays ont investi 380 millions de dollars en 2011 a précisé le ministre.
Et d'ajouter que le marché arabe fort de 300 millions d'habitants ordonne une meilleure organisation dans la distribution et le contrôle de ce produit essentiel qu'est le médicament en édifiant une politique arabe commune en matière de coopération dans le domaine avec comme objectif principal: la réduction de dépendance, plus dangereuse que celle alimentaire, vis-à-vis de l'étranger et en encourageant la production locale.
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