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Ould Abbès réplique à Ouyahia



Ould Abbès réplique à Ouyahia
A peine la deuxième semaine de la campagne entamée, que le ton commence à monter entre les deux principaux partis du pouvoir, le Front de libération nationale et le Rassemblement national démocratique. «Certains me reprochent de monopoliser le Président. Ils oublient peut-être qu'il est en même temps le président du FLN.» Cette réplique, car c'en est bien une, est de Djamel Oud-Abbès qui répondait clairement au patron du RND, Ahmed Ouyahia.Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - Dans une précédente sortie à l'intérieur du pays, Ouyahia reprochait effectivement à son vis-à-vis «le monopole du programme du Président». Ce à quoi, le SG du FLN a répondu, encore une fois, hier mardi, au cours d'un meeting, le 26e depuis le début de la campagne, qu'il a animé à Dély Ibrahim, à Alger.Ce meeting, qui n'était pas initialement programmé, était dédié aux femmes. Devant un public à majorité féminin donc, et animé en présence de l'ensemble des candidats du FLN à Alger, Ould-Abbès lancera quelques messages à ses détracteurs. «Ce matin, j'étais à Mila. J'anime ici, devant vous mon 26e meeting (”?) Mais rassurez-vous, je ne suis pas du tout fatigué.C'est plutôt moi qui vais les fatiguer.» Il précisera encore davantage ses cibles lorsqu'il lancera : «Certains me reprochent de vouloir monopoliser le président de la République ou son programme. Effectivement, Abdelaziz Bouteflika est le Président de tous les Algériens, il n'y a aucun doute à ce propos. Sauf que, pour ceux qui l'auraient peut-être oublié, Abdelaziz Bouteflika est également le président de mon parti, le FLN.»Depuis le fameux 8e congrès bis de 2005, Bouteflika est effectivement le président effectif de l'ex-parti unique. Une présidence clairement instituée par les statuts du parti et c'est même devenu une disposition immuable depuis.Échaudé par l'expérience de la présidentielle de 2004 où il avait eu à affronter un sérieux rival, à savoir le secrétaire général du FLN, Ali Benflis, Abdelaziz Bouteflika a récupéré le contrôle du parti en s'imposant carrément comme son président.Intervenant à ce propos, le candidat, deuxième sur la liste FLN dans la capitale, l'ancien ministre des Relations avec le Parlement, Tahar Khaoua, a tenu à préciser : «Il ne faut pas oublier que dans un discours prononcé à l'occasion de la célébration du 8 Mai 1945 (c'était le dernier meeting en date de Bouteflika, le 8 mai 2012 à Sétif, ndlr) le Président a dit clairement que son appartenance politique est connue de tous.»Tahar Khaoua sait d'autant plus de quoi il parle que, lors du dernier congrès de juin 2015, c'était lui-même qui avait été chargé de lire la lettre de Bouteflika devant les congressistes, en sa qualité de ministre des Relations avec le Parlement. A l'époque, c'était pour couper l'herbe sous le pied de Ammar Saâdani qui voulait s'émanciper de cette lourde tutelle, en tentant, vainement bien sûr, de se faire élire directement par le congrès et non pas par le Comité central comme c'est d'usage au FLN. Mais ceci est une autre histoire.Pour la campagne électorale en cours, il est clair que le FLN sort la grosse artillerie. Le secrétaire général qui sillonne le pays sait qu'il peut également compter sur des soutiens de taille, à savoir l'écrasante majorité des membres du gouvernement ainsi que les walis qui, tous, multiplient les visites sur le terrain, en plus, et surtout, du Premier ministre lui-même, Abdelmalek Sellal, qui, ouvertement, fait campagne pour le FLN à travers ses visites à l'intérieur du pays. Tout ce beau monde fait campagne autour du bilan et du programme de Bouteflika. Djamel Ould-Abbès dira d'ailleurs à l'adresse de ses candidats à Alger : «Quand vous sortez pour faire la campagne, vous n'y allez pas les mains vides ou avec des slogans comme le font certains. Non ! Vous vous présentez devant vos électeurs avec un programme, un bilan, ceux du président de la République. Son programme est aussi le nôtre (”?)Quand je dis que le FLN, c'est l'Etat, je sais de quoi je parle. Cela est valable depuis la Révolution. Krim Belkacem a signé les accords d'Evian au nom du FLN. C'est également le FLN qui a construit le pays.» Il va sans dire qu'avec une telle réplique, la campagne va bien s'animer dans les tout prochains jours”?
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