Alger - Revue de Presse

Ould Abbas rencontre des familles des victimes des attentats d'Alger



Djamel Ould Abbas a rencontré, hier, au siège du ministère de la Solidarité nationale, les familles des victimes des attentats du 11 décembre dernier à Ben-Aknoun et Hydra. Les victimes laissent 46 orphelins, dont 34 sont des mineurs, selon le ministre de la Solidarité. Ould Abbas a rassuré cependant sur la disposition de l'Etat à prendre en charge l'ensemble des problèmes de ces familles et «le ministère trouvera les solutions à leurs problèmes, dont le traitement ne se fera pas d'une manière globale mais au cas par cas». Il rappellera par ailleurs que les familles, dont les habitations ont été détruites à Hydra par le souffle de l'explosion, ont été relogées provisoirement à Aïn Bénian et qu'elles rejoindront leurs habitations une fois celles-ci réhabilitées par les moyens de l'Etat. A propos de la prise en charge psychologique des familles des victimes, le ministre indiquera que ni le capital décès et ni les mensualités ne remplaceront leur douleur ni ne leur rendra leurs proches, mais il leur dira que l'Etat qu'il représente est à leurs côtés pour qu'ils ne se sentent pas seuls. Le ministre a abordé par la suite les «allégations et mensonges» diffusés, il y quelques jours, sur le site d'El-Jazeera concernant les attentats kamikazes d'Alger. Un sujet sur lequel Ould Abbas s'est longuement étalé en fustigeant cette chaîne qui, selon lui, ne fait pas ce genre de «sondage» lorsqu'il s'agit d'attentats qui se produisent ailleurs. Et de conclure que ce que vient de faire El-Jazeera est absolument «barbare». Cela dit, la rencontre a failli être interrompue lorsque des familles ont quitté la salle à la suite de l'intervention du président de la Commission nationale de la défense et de la promotion des droits de l'homme (CNDPDH), Farouk Ksentini, qui a été suivie par celle d'une avocate du barreau d'Alger, chargés tous les deux par le ministère de la Solidarité nationale de rédiger une requête au nom de ces familles et de l'Etat algérien et de porter l'affaire d'El-Jazeera devant la Cour internationale de justice pour apologie du crime. Ces familles n'ont pu admettre que l'ont mette dans le même registre leur douleur et le fait de vouloir ester en justice ce média qatari. «On se fiche de ce que dit El-Jazeera !», s'est exclamée la femme d'une victime de l'attentat de Hydra. Quelques minutes après cet incident, tout le monde a rejoint la salle. Ould Abbas lancera qu'il comprenait parfaitement «la douleur des familles des victimes».
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