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Oued Ouchayeh ( Alger) Les citoyens bloquent l'autoroute



Oued Ouchayeh ( Alger)
                                    Les citoyens bloquent l'autoroute
Revendication - C'est la énième fois que les citoyens d'Oued Ouchayeh investissent la rue pour revendiquer leur relogement. Une revendication non satisfaite, malgré les promesses des autorités locales.
Jeudi après-midi, les citoyens d'Oued Ouchayeh dans la commune de Bachdjarah sont sortis pour revendiquer un relogement qu'ils attendent depuis longtemps déjà. Cette fois-ci, ils ont choisi une autre forme de protestation, en bloquant la circulation au niveau du tunnel de la localité.
Ils étaient environ deux cents à se mettre sur le passage autoroutier à partir de 16 heures, bloquant ainsi la circulation routière sur plusieurs kilomètres.
Devant un important cordon des services de sécurité, les protestataires ont scandé des slogans hostiles aux responsables locaux qui, selon eux, « pratiquent la politique des promesses pour atténuer verbalement notre douleur, sans plus», disent plusieurs d'entre eux.
«Cette fois-ci, nous ne voulons pas uniquement attirer l'attention des pouvoirs publics, mais nous voulons des solutions à notre seule et unique revendication qui est le relogement.
C'est un droit que personne ne nie et personne ne veut prendre en charge. Les promesses on n'en veut plus, notre douleur et notre malheur ont trop duré. Basta les fausses promesses et les mensonges des autorités locales», nous dit un groupe de jeunes citoyens, prêts à en découdre avec les services de l'ordre qui ont gardé leur calme pour atténuer l'ardeur des protestataires. Notons qu'un important régiment des brigades antiémeutes a été mobilisé pour faire face à toute éventualité. Plusieurs heures durant, la circulation routière a été bloquée, obligeant les automobilistes à faire des détours par les quartiers limitrophes.
Ce qui a d'ailleurs créé d'immenses embouteillages au niveau de Haï El-Badr, Jolie-Vue, Bachdjarah, Kouba et Aïn Naâdja. Au fur et à mesure que le temps passait et en l'absence des autorités locales qui se sont fait désirer, la colère des protestataires est montée d'un cran. Le pire a été évité grâce à la vigilance des services de l'ordre, particulièrement le chef de la sûreté de daïra qui a usé d'un langage conciliant. Il a même promis aux protestataires d'être leur messager auprès du wali délégué de Hussein Dey et de sa hiérarchie, la sûreté de la wilaya d'Alger.
C'est d'ailleurs ce langage qui a ramené le calme et la levée du barrage humain constitué par les protestataires qui s'étaient allongés à même la route vers dix-huit heures.
Toutefois, ce retour au calme est conditionné par une prise en charge qui ne peut en aucun cas excéder la fin de semaine, tel que préconisé par les protestataires lors des négociations avec les responsables des services de sécurité.
«Si nous avons décidé de surseoir à notre mouvement de protestation, c'est pour montrer notre bonne foi aux services de l'ordre qui étaient compréhensifs avec nous. Toutefois, cela ne veut pas dire que nous renonçons à notre revendication qui demeure le relogement. Notre prochaine descente ne risque pas d'être pacifique, et que chacun assume ses responsabilités», avertissent plusieurs citoyens de ce quartier populaire.
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