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Opération escargot à Béjaïa



Les automobilistes qui empruntent quotidiennement la RN12 reliant Béjaïa aux wilayas de Tizi Ouzou et d'Alger ont dû s'armer de patience depuis la matinée d'hier. La raison : plusieurs véhicules appartenant à des promoteurs des dispositifs Ansej (Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes), Cnac (Caisse nationale d'assurance chômage) et Angem (Agence nationale de gestion du microcrédit) ont roulé à très faible vitesse. Ce qui a provoqué un ralentissement important de la circulation à l'entrée et à la sortie du chef-lieu de wilaya.Organisés au sein du Collectif d'appui à la microentreprise (Came) Béjaïa, les manifestants ont commencé dès 8h du matin à bloquer les deux voies au niveau du village Ibachiren, dans la commune d'Oued-Ghir. Sur une banderole géante, ils réclament "l'amnistie générale" et disent "non au rééchelonnement" de leurs dettes, contractées auprès des banques dans le cadre du financement de leur projet en fonction des dispositifs choisis.
Quelque temps après, ils ont libéré une voie, a-t-on confirmé auprès des manifestants, mais aussi des usagers de la route, les transporteurs de voyageurs et de marchandises. Mais en arrivant à Bir Slam, ils ont de nouveau bloqué les deux voies. L'objectif étant d'attirer l'attention de l'opinion publique sur leur revendication, exprimée depuis le mois de décembre dernier au niveau des établissements financiers notamment.
Il faut dire que si dans un passé récent, ils ont procédé à la fermeture des sièges de la Banque nationale d'Algérie (BNA) de Béjaïa et de Tazmalt, ils s'étaient limités, le
20 mars dernier, à des sit-in devant le siège de la Banque extérieure d'Algérie (BEA) sise à la place du 1er-Novembre de Béjaïa. Ils exigeaient alors "l'arrêt des poursuites judiciaires", ainsi que le "harcèlement des promoteurs en difficulté".
Pour rappel, au niveau du chef-lieu de wilaya, ils étaient un peu moins d'une quarantaine de promoteurs à se rassembler devant la BNA et à y empêcher l'accès de 10h à 13h. Cinq des leurs devaient passer en justice la matinée même du rassemblement. Une cinquantaine d'autres étaient attendus, avait-on indiqué, les prochains jours, en justice, pour s'expliquer sur le retard dans le paiement de leurs traites.
À Tazmalt, ils étaient quelque
100 promoteurs à avoir procédé à la fermeture de la banque depuis la matinée jusqu'en milieu d'après-midi. Ils manifestaient pour l'arrêt immédiat des poursuites judiciaires et de toute forme de harcèlement des promoteurs (par courrier, par huissier...). Ils réclamaient également la possibilité de versements selon la capacité de tout un chacun. Mais depuis l'action d'hier, une seule revendication est désormais mise en avant : "Oui pour l'amnistie générale ; non pour le rééchelonnement."
L'association, qui s'est structurée à travers toute la wilaya de Béjaïa, compte près d'un millier d'adhérents. Ces promoteurs, se disant victimes de l'échec de la politique d'emploi des différents gouvernements, qui se sont succédé depuis des décennies, refusent catégoriquement le rééchelonnement. Lequel rééchelonnement est qualifié de "cadeau empoisonné".
M. Ouyougoute
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