Azedine B. et son ami belge ont perdu la vie dans un violent accident de la route, survenu à un passage à niveau en Belgique. Si la famille du citoyen belge a pu faire son deuil, celle de Azedine a vécu un supplice qui a duré plus de 10 jours. Le corps du défunt a été refoulé, à deux` reprises, de l'aéroport, pour non-conformité du cercueil.
Si l'on se fie au site du ministère des Affaires étrangères français, «la mort d'un parent ou d'un proche est toujours un événement difficile à surmonter, d'autant, lorsqu'elle survient à l'étranger et que s'y ajoutent des formalités supplémentaires — parfois complexes — qu'il convient inévitablement d'accomplir », au royaume de Belgique, par contre, il semble que la dignité et le respect des morts en est tout autre et que la tristesse des proches ne comptent pas ou très peu. Et pour cause ! Azedine, 17 ans était un ressortissant algérien. Natif de Tigzirt (Tizi-Ouzou), l'adolescent qui vivait avec sa famille établie en Belgique depuis une décennie, est décédé dans un accident de la route en Belgique. Son corps a mis 11 jours pour atterrir à l'aéroport d'Alger, ce qui a provoqué une émotion, sans précédent, chez les populations de Tigzirt, Mizrana, Makouda et Iflissen. La dépouille a été refoulée par la PAF, à Brussels Airport, deux fois de suite. Refusée une première fois, au motif que le cercueil était mal scellé, la dépouille a été refusée deux jours après pour mauvaise qualité du métal, «non conforme», selon la police des frontières.Confié aux pompes funèbres islamiques de Belgique, 157, rue des Tanneurs, à Roeselare, à une centaine de kilomètres de la capitale, la société de droit belge, gérée par un Marocain, Jamal Ben Taher, n'a tenu compte ni de ce qu'endure la famille du défunt ni du respect du mort. Comme un malheur n'arrive jamais seul, la dépouille mortelle dont l'enterrement a été prévu pour après la prière de Dohr, le lendemain de son arrivée, a été finalement mise en terre dès les premières heures de la matinée. La cause ' L'odeur qui se dégageait du cercueil a contraint ses parents d'avancer sa mise sous terre de plusieurs heures. Le père de Azedine, qui nous a contactés, ne compte pas en rester là. Ali B. compte porter cette affaire devant les tribunaux belges.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K Bougdal
Source : www.lesoirdalgerie.com