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ONU : l'Algérie parmi les 15 pays africains évalués par le mécanisme de la gouvernance du NEPAD



ONU : l'Algérie parmi les 15 pays africains évalués par le mécanisme de la gouvernance du NEPAD
L'Algérie est parmi les 15 pays africains qui ont été évalués, jusqu'à maintenant, par le Mécanisme africain d'évaluation par les pairs, a indiqué le rapport du Secrétaire général de l'ONU sur le Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD).
Ce rapport a été présenté mercredi à New York à l'occasion du débat de l'Assemblée générale de l'ONU consacré au NEPAD lequel entame sa deuxième décennie.
Précisant que le Mécanisme africain d'évaluation par les pairs a renforcé sa position en tant que programme phare de l'Union africaine en matière de gouvernance, le chef de l'ONU a noté dans son rapport que jusqu'à juillet dernier, 31 pays avaient adhéré à ce dispositif parmi lesquels 15 avaient été évalués dont l'Algérie.
En outre, a-t-il signalé, des rapports d'activité concernant la mise en 'uvre des programmes d'action nationaux relatifs à la bonne gouvernance ont été présentés, jusqu'à maintenant, par l'Algérie, le Burkina Faso et l'Ouganda et examinés par le Forum d'évaluation intra-africaine.
Abordant la question de la gouvernance pour l'ensemble des pays africains, le rapport indique qu 'en dépit des progrès accomplis, beaucoup reste à faire , appelant les pays africains à prendre des mesures pour améliorer davantage leur gouvernance économique et politique.
Les pays qui ont fait l'objet d'un examen par les pairs doivent mettre pleinement en 'uvre les recommandations figurant dans leur programme d'action national, a-t-il souligné.
Par ailleurs, le rapport de l'ONU observe que malgré les efforts visant à promouvoir le développement des infrastructures nationales et régionales de l'Afrique, le déficit structurel en la matière demeure un obstacle grave à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté. Pour le surmonter, préconise-t-il, les pays africains doivent maintenir la tendance à l'augmentation des investissements dans les infrastructures en y consacrant davantage de ressources.
Aussi, il appelle les gouvernements africains et leurs partenaires de développement à accroître les investissements dans les domaines de la science, de la technologie et de l'innovation, et accroître la valeur ajoutée dans le secteur des ressources naturelles, la création d'emplois et la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
Dans le but d'assurer la sécurité alimentaire et la préparation en prévision de futures crises alimentaires, les pays africains doivent progresser vers la réalisation de l'objectif consistant à allouer 10 % de leur budget national au développement de l'agriculture et dépasser l'objectif de 6% de croissance pour le secteur agricole, suggère encore le rapport.
La part de l'Afrique dans le marché mondial de l'agriculture est extrêmement faible et a encore diminué au cours des dernières années. Dans un tel contexte, les partenaires de développement doivent prendre des mesures énergiques pour mener à bonne fin les négociations commerciales comportant un volet développement, ce qui réduirait les subventions sur les produits agricoles qui ont des effets de distorsion sur le commerce, donnerait davantage accès aux marchés aux agriculteurs africains et réduirait ou éliminerait les obstacles au commerce aux niveaux national et mondial, insiste le chef de l'ONU.
D'énormes progrès sont possibles en ce qui concerne le développement de l'Afrique si la communauté internationale concrétise ses engagements. Selon les chiffres, le montant total de l'aide publique au développement (APD) de l'ensemble des donateurs destinée aux pays pauvres à travers le monde est passé de 128,5 milliards de dollars en 2010 à 133,5 milliards de dollars en 2011.
Les flux de cette aide en direction de l'Afrique ont augmenté modestement, puisqu'ils sont passés de 47,96 milliards de dollars en 2010 à 50 milliards de dollars en 2011.
La part de l'Afrique dans l'aide totale fournie par l'OCDE en 2011 est restée pratiquement inchangée à 37%. De surcroît, la tendance à la baisse des flux d'investissements directs étrangers directs (IDE) à destination de l'Afrique s'est poursuivie depuis le début de la crise financière et économique mondiale en 2008.
Les flux entrants ont ainsi baissé pour passer de 43,1 milliards de dollars en 2010 à 42,7 milliards de dollars en 2011, ce qui constitue une nouvelle baisse par rapport au montant de 52,6 milliards de dollars enregistré en 2009. La part de l'Afrique dans les flux mondiaux des IDE est ainsi tombée de 3,3% en 2010 à 2,8% en 2011.
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