Les Algériens de France ont commencé à voter pour élire leurs représentants à l'Assemblée populaire nationale. Mardi matin, les électeurs, parmi lesquels de nombreux femmes et homme d'un certain âge, se pressaient au gymnase de Garland, dans le 7e arrondissement de Lyon, où sont regroupés huit bureaux de vote.
Le scrutin ne dure que trois jours au lieu de six habituellement, à la demande des autorités françaises, en raison du second tour de la présidentielle française. Ce qui pourrait augmenter l'abstention traditionnellement forte pour ce genre d'élections. Les bureaux sont ouverts à 8h précises, mais il y avait déjà de nombreux ressortissants qui attendaient, la file était longue et la passion était au rendez-vous. «On vote pour le changement, la démocratie, le travail pour les jeunes, la baisse de la billetterie Air Algérie, l'encouragement de notre immigration à investir dans notre pays, et enfin pour la grandeur de l'Algérie», explique à la sortie du bureau de vote Rachid, 35 ans, venu en famille. «On veut se sentir impliqués dans la politique de notre pays, et on veut aussi une considération au retour», renchérit sa femme, 30 ans, économiste dans un grand cabinet d'audit. Les 311 963 électeurs de la zone 2, incluant les circonscriptions de Marseille, Lyon, Grenoble, Bordeaux, Nantes, Montpellier, Nice, Saint-Etienne et Besançon, choisiront entre 18 listes, composées à égalité de femmes et d'hommes, dont la moyenne d'âge ne dépasse pas la quarantaine. Quatre députés seront élus en France pour représenter leurs compatriotes à l'APN à Alger qui va compter 462 sièges. Le consul général d'Algérie à Lyon, Abdelkader Kacimi El-Hassani, nous affirme que les élections se déroulent dans un climat d'ambiance démocratique ; «les électeurs choisissent en toute liberté leurs représentants, la mobilisation, pour la première journée, est satisfaisante et on compte voir encore plus d'électeurs pour les deux autres jours à venir». Il est à rappeler que les Algériens forment la première communauté étrangère dans l'Hexagone. Toutes générations et tous statuts (binationaux et résidents) confondus, ils seraient plus de trois millions, selon des sources consulaires algériennes. Enfin, la ville de Lyon reste la deuxième grande ville où notre communauté est bien concentrée après la capitale, d'après les mêmes sources.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lyon Zahir Aroudj
Source : www.lnr-dz.com