Alger - A la une

"On ira loin avec eux"



Kamel Moula est président du Club des entrepreneurs et industriels de la Mitidja (Ceimi) qui compte plus de 1 000 adhérents. Il est aussi directeur général des laboratoires Vénus Sapeco, numéro un sur le marché national des cosmétiques. Dans cet entretien, il nous explique pourquoi l'expérience taïwanaise pourrait être adéquate pour le contexte économique algérien. Il parle aussi de l'importance d'adapter la formation professionnelle aux besoins actuels du marché. Appréciez plutôt...L'Expression: Des entreprises taïwanaises en Algérie, cela sort des partenariats classiques. Qu'est-ce qui vous a poussé à aller chercher du côté de ce pays'Kamel Moula: Ecoutez, il est temps pour l'Algérie de mettre fin à la frénésie des importations. Cela ne peut se faire sans une production locale forte. Il faut donc qu'on aille chercher la technologie et le savoir-faire. ce qui est difficile en Occident ou au Japon du fait du rapport qualité-prix trop élevé. Nous avons donc pensé à cette niche oubliée qu'est Taïwan. Un pays considéré comme la fabrique du monde et qui propose des produits de qualité à des prix abordables. L'expérience taïwanaise dans le domaine industriel n'est pas à démontrer. Le Ceimi est donc allé sur place pour voir ce qui pouvait être fait entre les entreprises des deux pays. On a rencontré celles qui étaient intéressées, tout en ciblant les secteurs prioritaires.Justement, quelles sont ces secteurs'La sous-traitance dans le secteur automobile est l'une des priorités. Le pays vient de se lancer dans l'industrie automobile avec de grandes marques internationales qui se sont installées dans le pays ou qui vont bientôt le faire. Cette industrie a besoin que se greffent autour d'elle des PME qui font dans la fabrication des pièces détachées. C'est un créneau très porteur, qui fait partie des spécialités de l'industrie taïwanaise. Mais il y'a pas que ça, les Taïwanais proposent beaucoup de possibilités dans d'autres domaines, notamment l'industrie informatique et le plastique. Ils sont là à Alger pour rencontrer nos hommes d'affaires avec qui ils verront les joint-ventures qui peuvent être faits.Concrètement, quand est-ce que l'on pourra assister à la concrétisation de ces partenariats'D'ici trois semaines on pourra vous annoncer la concrétisation de projet algéro-taïwanais. On ne peut rien dire pour le moment mais on est en négociation très avancée. On a expliqué aux entreprises taïwanaises les avantages que leur propose l'Algérie, qui a une situation géographique stratégique en étant aux portes de l'Europe et de l'Afrique. La stabilité économique et la main-d'oeuvre jeune ont aussi été mises en relief. C'est un grand challenge, mais nous avons les moyens de relever le défi.Vous voulez introduire de nouvelles industries dans le pays. Ne craignez-vous pas que vos ambitions soient freinées par le manque de main-d'oeuvre qualifiée'Comme je vous l'ai dit on est déjà très avancé dans les projets que l'on espère lancer. La formation d'un personnel qualifié fait partie de nos priorités. On a défini une stratégie de formation avec les nouveaux métiers dont aura besoin le marché national. Cela a reçu des échos très favorables de la part de Mohamed Mebarki, ministre de la Formation et de l'Enseignement professionnels. Il a été très réceptif. Il a promis de mettre en place ces formations. On est déjà entré en contact avec des instituts internationaux de formation professionnelle pour lier des partenariats. Je vous le dis, on avance très bien...


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