
Et donc, tout est rentré dans l'ordre ! «Cela arrive dans les grands clubs» revient encore dans les propos des joueurs de l'équipe nationale de football qui se préparent à passer dans quelques semaines seulement leur plus gros test. Toute la nation aura les yeux rivés sur le Nigeria. C'est là-bas qu'aura lieu cet examen qui se présente déjà comme difficile et surtout exceptionnel tant dans son contenu que dans sa forme.Le journal SO.Foot a obtenu de la part du joueur algérien Sofiane Feghouli les éléments essentiels de ce qui s'est passé, ici à Alger après le match nul des éliminatoires (Mondial-2018) face au Cameroun et surtout comment vont-ils aborder cette rencontre déjà en feu.En coulisse, le moral des joueurs est entre variable et au bas du baromètre. «On a mal débuté nos qualifications avec ce nul à domicile contre le Cameroun», a-t-il reconnu. C'est une première part de vérité. Reconnaître que les joueurs n'ont pas donné le meilleur d'eux-mêmes sur le terrain est un autre élément qui va compléter le puzzle. «C'est vrai que l'équipe n'a pas fait une grande rencontre dans l'ensemble» puis se rangera du côté des optimistes «On a encore nos chances...» ceci pour rassurer les supporters, il annoncera qu'ils feront le maximum pour réparer les dégâts avec les cinq matchs à venir.Ce qui l'anime, c'est le jeu, pas le management, mais la transmission de ses valeurs, de sa vision à son équipe. En point de base, il a compris qu'il faut englober les joueurs dans sa démarche : «Le projet appartient aux joueurs. Ce sont eux qui en font une réussite ou un échec. L'entraîneur n'est qu'un guide mais je reste convaincu qu'en responsabilisant les acteurs principaux, on se donne les moyens de gagner». Il évoquera cette fois ce qui n'avait pas bien marché avec le dernier sélectionneur.Pourquoi ça n'allait pas ' «Avec le coach, ça a été difficile dès le mois de septembre. Pour son premier match, contre le Lesotho, on s'est aperçu tout de suite que ça ne passait pas vraiment avec les joueurs. Dans la communication, les méthodes... Il ne connaissait pas le nom des joueurs, leurs positions. Donc, ça devenait très difficile».La préparation contre le Cameroun a été selon lui très délicate, déjà par le fait qu'il avait très peu de renseignements sur l'adversaire, il avait peu travaillé tactiquement... n'avait pas travaillé comme cela devait l'être. Et il confiera sa vérité des faits «les vingt-trois joueurs ont pris leurs responsabilités. On a envie d'aller au Mondial, on en a discuté entre nous et on a fait remonter les informations à la Fédération, parce que c'est elle qui gère ces situations de crise. Il nous reste cinq matchs et on a pensé que la meilleure solution, c'était de discuter de tout ce qu'il s'était passé, de faire un point.Puis le président de la Fédération s'est réuni avec le staff technique, l'entraîneur. On a tous discuté en famille, tranquillement, pour comprendre les choix. Ensuite, on s'est aperçu qu'il y avait peut-être eu une erreur de casting de la Fédération concernant Rajevac. Mais on ne leur en veut pas du tout. Ça arrive. Faut avancer désormais». L'autre question portait sur ce qui s'est réellement passé après le match entre le président de la FAF, Rajevac et lui-même. En joueur diplomate, il répondra : «On est des compétiteurs.» Après l'amer constat, passer à côté d'une victoire «qui était quand même prenable» les joueurs étaient déçus et en colère, «parce qu'on est les premiers à vouloir aller au Mondial».Le sort ainsi d'une logique hiérarchique classique pour permettre aux joueurs de se mobiliser autour des propres choix qui vont les mener vers la victoire. Il montre du doigt les médias qui n'ont pas été tendres avec eux ce qui pourrait nuire au groupe, tonnera-t-il. Et de confier par la suite au journaliste : «Je peux vous dire que tous ces gens ne connaissent pas la vérité. Il faut qu'ils reprennent leurs esprits, qu'ils n'oublient pas le passé. Les mêmes joueurs, hier adulés, sont critiqués aujourd'hui.Nous, on va continuer à donner le maximum, parce qu'on donne le meilleur de nous-mêmes à chaque rencontre» et pour calmer les esprits Feghouli rappellera poliment qu'il n'existe pas de star dans le groupe. Tout ce qui a été écrit était faux ! «Nous, les joueurs, on n'a aucun pouvoir décisionnaire sur le choix de l'entraîneur.» Et voilà le faux qui s'installe dans les propos de ce joueur.«Peut-être que ça se passait comme ça il y a trente ans, mais ce n'est plus du tout le cas aujourd'hui. On n'a pas de moyen de pression particulier. On a juste fait remonter les informations qu'on avait, soit le détail de ce qui s'est passé aux entraînements, pendant la préparation, les tactiques, les positions. L'entraîneur demandait du temps et, d'après ce qu'il a dit en conférence de presse, ce n'est même pas lui qui avait fait sa liste de joueurs. Je ne sais pas si l'entraîneur est arrivé préparé ou non, mais nous les joueurs, on était vraiment surpris du contenu, du travail, de sa manière de gérer l'effectif.»Après chaque match, chacun tire les responsabilités individuelles et de groupe en analysant ce qui s'est passé et en visionnant les vidéo du match. Ils ont donc à disposition l'information, qui est nécessaire à la modification de leur comportement de jeu. «C'est vous dire que l'image que certains essaient de donner de moi ou de mes coéquipiers est totalement fausse.»En réponse à certaines rumeurs à son propos au sujet de sa non-titularisation, il avancera que cela ne l'avait pas pour autant dérangé, jouer, pas jouer, titulaire, banc, je n'en ai pas fait un problème...je joue pour le drapeau et je ne réfléchis pas à mon cas personnel. Je suis le premier dans le vestiaire à encourager mes frères de la sélection, pour gagner les matchs.L'étiquette ou l'image que certains essaient de donner de moi ou de mes coéquipiers est ?toi, tu ne jouais pas par exemple contre le Cameroun. C'était une source de tension '' Tous ceux qui étaient à Blida (lieu de la rencontre Algérie-Cameroun, ndlr) vous le diront. Même pour les trois minutes où je suis entré, j'étais à fond dès mon échauffement et ensuite sur le terrain.»
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H Hichem
Source : www.lnr-dz.com