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«On est dans un système de contrôle et non pas d'arbitraire»



«On est dans un système de contrôle et non pas d'arbitraire»
Le consul de France à Alger, M. D. Michel, en présence de l'ambassadeur français accrédité auprès de l'Etat algérien, a animé, hier, une conférence de presse portant sur les mesures, l'étude des dossiers et le processus lié à l'obtention du visa devant répondre à la libre circulation des personnes entre les deux pays.
L'exposé de notre interlocuteur a porté sur le travail fourni par les services concernés dans l'étude des dossiers des demandeurs de visas et ce, en mettant en exergue les aspects d'ordre techniques soutenus par les données et statistiques sur la question. Tout en mettant l'accent sur «les efforts consentis» depuis son avènement au poste de consul français à Alger, ce dernier a indiqué que «beaucoup de refus de demandes de visas sont d'ordre technique». Les chiffres avancés par notre interlocuteur font état de près de 73 000 demandes de visa satisfaites au terme des dix premiers mois de l'année en cours. L'introduction des nouveaux moyens technologiques, la biométrie a eu son impact sur la durée de l'étude et de l'obtention du visa, loin de la réduire. Par ailleurs, indiquant que des mesures de simplification de demande et d'obtention de visa en direction de certaines catégories sociales, dont les chirurgiens dentistes, notaires, avocats et médecins ont montré des résultats «satisfaisants» dont «l'extension à d'autres catégories telles les universitaires» selon les propos du consul de France à Alger. Ce qui semble être l'illustration d'une démarche adoptée visant une libre circulation des personnes «choisies» selon leur catégorie socio-professionnelle sur fond de l'approche politique promue par le président Sarkosy relative à «l'immigration choisie». Ceci étant, si l'intervenant a mis l'accent sur les motifs de refus de délivrance de visas en réponse à des demandes formulées par des algériens, ceci est la conséquence de «problème d'ordre technique» dont l'absence de documents exigés ou bien ne répondant pas aux conditions établies. Par ailleurs, il a été notamment question de refus de demandes de visa au regard d'une évaluation anticipée des risques qu'encoure la satisfaction d'une demande. Une évaluation, qui selon notre interlocuteur même si elle se fait selon une donne non avérée, puisqu'il s'agit d'anticiper, ceci a trait sur «le risque à l'ordre public, risque de dépasser le délai de visa accordé et le risque de fraude sociale». Et d'ajouter par la même occasion «on est dans l'appréciation» selon les propos du consul de France à Alger. Ceci étant, si la déclaration de notre interlocuteur «on est dans un système de contrôle», ce qui est tout à fait légitime et souverain pour chaque Etat, il n'en demeure pas moins que le discours portant sur le droit des citoyens à la libre circulation entre le nord et le sud demeure de loin en deçà de la libre circulation réservée à l'économie via les appels incessants à l'ouverture des marchés.Par ailleurs, tout en indiquant dans ces propos précités sur l'importance des contrôles «on n'est pas dans l'arbitraire», le consul de France à Alger a déclaré auparavant s'agissant des procédures en cours, que celles-ci «en sont pour «répondre à nos propres préoccupations» et d'ajouter que «nous ne sommes pas fermés et nous sommes ouverts» après avoir soutenu qu' «il faut qu'il y ait de la place pour recevoir des gens.»
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