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Omar Kezzal est mort Le football et le sport algériens en deuil



L'information est tombée tel un couperet. Omar Kezzal est mort. Face à une telle annonce, la consternation est de mise. Dans une certaine mesure on s'y attendait car on le savait très malade.
Il n'en demeure pas moins que son décès ne peut que nous affliger car Omar était notre ami, notre grand frère auprès de qui on a appris pas mal de choses sur le football et sa manière d'être géré.
Car il a été le vrai gestionnaire dont le football algérien a eu besoin. Ce n'est pas pour rien que ce cadre supérieur du secteur des postes et télécommunications (on lui doit d'avoir informatisé le réseau des chèques postaux en Algérie) avait été élu par trois fois président de la Fédération algérienne de football, une fédération dont il avait été le secrétaire général dans les années 70.
C'est peu dire qu'il aurait été un excellent professeur pour qui aurait voulu s'investir dans la gestion du football tant ses compétences dans le domaine étaient reconnues.
Il a été, à notre avis, l'incontestable number one en ce domaine de tous les membres qui sont passés par le bureau fédéral ces dernières années jusqu'à aujourd'hui.
La Confédération africaine de football l'a d'ailleurs honoré en ce sens et pour toutes les actions qu'il a initiées en faveur du football continental. C'est une perte terrible que vient de subir le football et le sport algériens avec le décès de Omar Kezzal qui nous disait un jour que «ce football et ce sport ne pourront prendre leur élan que le jour où les politiques reconnaîtront les fédérations qui les gèrent comme des partenaires et non comme des filiales».
Il restera pour l'histoire comme le premier président de la FAF à avoir été désigné par la voie des urnes lors du processus démocratique initié par les pouvoirs publics lors du renouvellement des instances sportives en 1989.
Il restera surtout comme le seul président de la FAF à avoir donné un titre continental et un autre afro-asiatique à l'Algérie respectivement en 1990 et en 1991 au niveau des équipes nationales. Sur celui des clubs, il a été couronné grâce au succès de l'Entente de Sétif dans la Coupe afro-asiatique de 1989 puis celui de la JS Kabylie en finale de la
Coupe d'Afrique des clubs champions en 1991. Il était également président de la FAF quand le club de la Kabylie avait remporté le premier de ses trois trophées de la Coupe de la CAF en 2000. Ajoutons qu'il était secrétaire général de la FAF quand le Mouloudia d'Alger avait été sacré champion d'Afrique en 1976. Il demeure ainsi le président de la FAF le plus titré du football algérien à ce jour mais il n'a pas toujours reçu l'hommage qu'il méritait. On se souvient de son
dernier mandat où il avait fait l'objet d'attaques de personnages aussi incompétents les uns que les autres et qui ont mené le football algérien à la triste situation qui est la sienne actuellement.
Omar Kezzal est parti. Avec son décès, le football et le sport algériens perdent un de leurs fils les plus valeureux, une sommité dont la Fifa avait reconnu les mérites, lui qui avait siégé durant de nombreuses années à sa commission juridique. Adieu Omar, adieu grand frère, nous ne t'oublierons jamais.
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