Le taux d'avancement des travaux de génie civil de l'usine Eclairage Rouiba, filiale de Sonelgaz est de 15%, selon M Omar Kebour, ingénieur énergéticien de formation universitaire, responsable au sein de l'entreprise, rencontré en marge du Salon international des énergies renouvelables organisé récemment au Palais des Expositions d'Alger. Les travaux de réalisation sont confiés, dit-il, à ENERGA, une filiale de Sonelgaz alors que les travaux de montage des équipements reviennent à Terkib, une filiale aussi de Sonelgaz, a-t-il ajouté. " Nous tablons sur le premier semestre 2014 pour la sortie du premier panneau algérien photovoltaïque selon le système de captulation et non d'intégration "a-t-il indiqué, mettant en valeur la capacité globale de l'usine estimée à 200 Mégawatts Crète, l'équivalent, dit-il, d'une centrale conventionnelle.
" Quant à la capacité énergétique du panneau, elle sera de 278 watts crête avec une surface de 2M2, soit l'éclairage de 5 ampoules de 60 watts " a-t-il ajouté. Mais il faut, 5 à 6 panneaux solaires pour éclairer un F3, selon les études. M Kebour n'est pas en mesure, avoue-t-il, de se prononcer sur le prix de revient du panneau algérien en 2014 car les cours de la cellule sont fluctuants d'année en année. Le coût du panneau est estimé, en 2012 par des experts de Sonelgaz, à 40 000 DA. Juste à côté, selon un exposant français d'origine algérienne, le prix de revient d'un panneau solaire de même capacité et de même longueur coûte actuellement en France 800 euros.
" Notre production est destinée dans un premier temps au programme national d'électrification dans le grand Sud et les Hauts Plateaux. En second lieu il s'agit de répondre aux besoins des centrales diesel qui fonctionnent H24 dans le Sud en termes d'hybridations pour soulager les groupes électrogènes " explique cet ingénieur énergéticien formé par l'université Saad Dahlab de Blida.
Selon lui, ce n'est qu'en troisième étape que l'usine pourra prendre en charge les besoins des industriels et des abonnés ordinaires pour doter leur installation électrique de panneaux solaires. Il faut attendre le développement du marché algérien de l'énergie solaire en termes de sensibilisation des consommateurs de la nécessité d'opter pour l'énergie renouvelable non polluante et économique à long terme.
" Il y a actuellement 18 ingénieurs qui sont en formation sur l'énergie solaire avant de rejoindre l'Allemagne pour un complément d'expertises et de maîtrise de nouvelles technologies solaires " a conclu M Omar Kebour dans un entretien accordé exclusivement à notre quotidien. Faut-il souligner que des appels d'offres sont lancés pour la réalisation de carrières de production de celicium localement, une matière première de base importée qui coûte très cher sur le marché international. Le programme algérien des énergies renouvelables et de maîtrise de l'énergie est ainsi en cours de réalisation pour produire en 2030 40 % de la consommation nationale d'électricité.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Meziane Atmani
Source : www.lemaghrebdz.com