Alger - Revue de Presse

Offensive en règle



C'est une offensive en règle et de grande envergure contrel'Etat et le peuple algérien à laquelle nous assistons à travers cette flambéespectaculaire du terrorisme dont le pays est le théâtre. Les autorités semasquent la réalité en ne voyant dans l'infernal enchaînement d'opérationsterroristes à la moisson humaine effarante, que le soubresaut d'uneorganisation criminelle en voie d'extinction.

Tout, à l'évidence, plaide au contraire pour la thèse del'offensive décidée et planifiée par des commanditaires disposant des moyenshumains, militaires et logistiques nécessaires à sa conduite. Les attentatssuicide et autres actions terroristes qui se succèdent procèdent d'un pland'ensemble, excluant l'improvisation ou l'initiative isolée de leursexécutants. L'objectif poursuivi par les commanditaires de cette macabre etsanglante offensive est simple. Il s'agit, en replongeant l'Algérie dans lapeur et la terreur, de faire la démonstration que le pouvoir en place a échouéà instaurer la paix civile. Un échec qui, s'ajoutant à celui avéré au planéconomique et social, devrait, selon ces sinistres Machiavel, pousser lapopulation à faire le vide autour de ce pouvoir. C'est délibérément que lescommanditaires des abominables attentats ont choisi la proximité de la rentréesociale et du mois de Ramadhan pour lancer leur sanglant assaut. Leur calculétant que leur pression sur le plan sécuritaire durant cette période et lestensions sociales qui vont s'y exprimer sur fond d'inflation attisée par laspéculation, vont converger pour mettre à nu la faillite absolue du pouvoir etpar conséquent agréger les oppositions à un troisième mandat présidentiel pourBouteflika, incarnation de ce pouvoir et de ses échecs. Ce n'est pas un hasardaussi que la «bête immonde» a repris force et repart à l'attaque à un moment oùle pays est à la croisée des chemins, confronté au dilemme de poursuivre lapolitique économique du tout néolibéralisme, avec ce qu'elle exige deconcessions en avantages au monde des affaires et de la finance, national aussibien qu'étranger, ou de revenir à la vision «souverainiste» octroyant à l'Etatnational ce pouvoir régalien de définir la politique économique et d'enencadrer la mise en oeuvre.

L'offensive terroriste vient étrangement à point détournerl'attention du débat engagé sur cette question. Louisa Hanoune n'a pasfinalement si tort que cela de voir derrière l'offensive terroriste qu'affrontele pays, la complicité d'intérêts faisant agir dans la même direction lesresponsables des groupes armés terroristes et la «mafia politico-financière»qui ne veut en aucune façon que le pays se stabilise et se redresse. Qu'ilagisse pour le compte de cette «mafia politico-financière» ou pour celuid'Al-Qaïda, le sinistre Droudkel n'est qu'un sous-traitant acceptant de fairel'ignoble besogne consistant à ensanglanter l'Algérie et à terroriser sonpeuple.


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