Le Ramadhan, tirant à sa fin, ne peut plus servir de couverture quant à l'absence du Président, depuis son retour à Alger, habitués à ce que ce mois soit plus celui de la léthargie que du travail. Dans cette atmosphère de calme plat, il n'y a que le Premier ministre qui comble ce vide par ses déplacements à travers les wilayas, se prêtant à des rencontres avec les membres de la société civile qui posent les mêmes problèmes et font état des mêmes préoccupations. Il faut rappeler que le Cnes a fait le tour de la question lors de ses assises au Palais des nations où il avait insisté sur le rôle de la société civile dans la gestion participative. Alors il faut inscrire ces différentes activités, somme toute ordinaires et normales "dans un pays normal", comme une tentative de combler le vide de la vie politique. Les autres, c'est-à-dire les partis politiques, ne sont pas en reste. Ils sont pareils aux animations du mois de Ramadhan. Ils activent en fonction de la conjoncture, c'est-à-dire un mois par an. Et chacun semble y trouver son compte, sinon comment expliquer que la question de la prochaine élection présidentielle ne soit pas encore à l'ordre du jour de leurs préoccupations 'De son côté, le Président dont on ne connaît pas encore l'agenda, semble, malgré sa maladie, tenir au loin les éventuels candidats tant qu'il ne s'est pas prononcé sur son avenir politique. Chacun reste aux aguets du moindre mouvement dans un climat délétère qu'occupent suffisamment les tracasseries de la vie quotidienne attendues : Ramadhan, Aïd, rentrée scolaire et sociale.
Le temps ne retient pas sa marche mais le calendrier est, par contre, resté figé depuis la maladie d'une personne, immobilisant tout un Etat en attente de l'adoption d'une loi de finances complémentaire, d'une réunion du Conseil des ministres pour endosser des textes de lois urgentes pour le pays, même si elles ne le sont pas pour le Président.
Habitué à vivre d'échéances comme des signes astrologiques, chacun y va de son pari : verra-t-on le Président à la mosquée pour la nuit du doute '
Gavé d'incertitudes et de doutes, l'Algérien a fini par baisser le rideau dans son effort de comprendre les voies impénétrables de la politique à l'algérienne où tout se décide sur un coup de tête ou en fonction de l'humeur du jour.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Outoudert Abrous
Source : www.liberte-algerie.com