Lacen et Mesbah passent le flambeau à Ghoulam
Ce 18 novembre 2009 est rentré dans l'histoire du football algérien. Ironie du sort, ce sera le 19 du même mois que devrait avoir lieu la 2e qualification consécutive des Verts à un Mondial, la 4e après celles de 1982, 1986 et 2010.
La qualification de l'Equipe nationale algérienne au Mondial a, de tout temps, suscité la très grande patience des Algériens qui ne lésinent sur aucun moyen pour soutenir les Verts dans leurs différentes missions, en particulier à travers les stades africains. Il suffit de voir cet effet instantané qui a rassemblé tous les Algériens fervents des Verts sans qu'ils ne soient nullement provoqués par les pouvoirs publics, lors de ce «triple» choc Algérie-Egypte en 2009 en vue de la qualification à la phase finale de la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud. La date du 18 novembre 2009 est donc bien rentrée dans l'histoire des Verts et restera gravée dans la mémoire de tout le peuple algérien. Et de là, à faire la comparaison avec 2014, le pas est vite franchi, mais avec un degré moindre pour ce match du 19 novembre prochain contre le Burkina Faso, puisque le contexte est totalement différent. Mais au vu de l'objectif, c'est la même passion qui «oblige» les supporters algériens à se mobiliser d'une manière instinctive.
Du rêve du pays de Nelson Mandela en 2010, les fans des Verts rêvent désormais, du pays du roi de cette balle ronde, à savoir Edson Arantos do Nascimento, dit «Pelé». En 2009, l'Algérie était à ce moment là, absente de cette «fête» du football mondial qui est la phase finale de la Coupe du Monde depuis 24 ans. Le sélectionneur des Verts, Rabah Saâdane, a bien préparé son groupe avec plusieurs jeunes talents découverts dont les Matmour, Boudebouz et autres Bougherra et un certain latéral qui rappelle bien Merzekane et ses chevauchées, à savoir Nadir Belhadj. Début difficile des Verts au Sénégal qui perdent 1-0 au premier tour avant de gagner leur dernier match face au Libéria en déplacement. Mais cette victoire ne suffisait pas pour se qualifier au deuxième tour. Et c'est la Gambie qui offre cette opportunité aux Verts en imposant le nul au Sénégal. On joue le Rwanda puis l'Egypte le 6 juin à Alger. Les Matmour, Ghezzal et Djebbour ont été les buteurs de ce premier match contre les Egyptiens du coach Shehata qui ont sauvé l'honneur par un but. Puis, après avoir joué contre les Rwandais le mach retour, les Verts se retrouvent alors avec deux buts d'avance sur les Pharaons au goal-average avant de les affronter le 14 novembre 2009 au Caire. Et c'est là que les Egyptiens commettent ce qui ferait par la suite leur nid de l'élimination. Le bus des Verts est caillassé entre l'aéroport et l'hôtel des Verts où des joueurs algériens étaient blessés. N'empêche que les Verts joueront finalement ce match en perdant (2-0).
De Matmour et Ziani à Feghouli et Soudani
Il fallait donc un match d'appui pour désigner l'équipe qui devrait disputer la phase finale du mondial sud-africain. Et c'est là que la passion des Algériens pour la présence de leur pays à ce mondial a vite pris le dessus de tout ce qui est «politique». Le Soudan est désigné pour abriter ce match décisif entre Algériens et Egyptiens. Les supporters algériens, aidés, faut-il le souligner, par les pouvoirs publics se sont donc rués vers les daïras pour établir des passeports et ainsi s'envoler vers Khartoum. A la capitale du Soudan, les drapeaux algériens ont envahi les rues, ruelles et quartiers au grand bonheur des frères soudanais tout aussi pris par la passion des Algériens en se liant à leur cause. Le stade d'Omdurman est plein à craquer, il n'y a que très peu de supporters égyptiens, et c'est lorsque Antar Yahia qui, d'un tir rageur, marque ce qui serait le but de la victoire que le stade explose. On ne voyait que les couleurs algériennes. L'Algérie est désormais de retour à la phase finale du Mondial pour s'inviter au pays de Nelson Mandela. Ce 18 novembre 2009 est donc bel et bien rentré d'ans l'histoire du football algérien. Ironie du sort, ce sera le 19 de ce même mois de novembre qui serait celui de la deuxième qualification consécutive des Verts à une phase finale du Mondial, la 4ème après celles de 1982, 1986 et 2010. Seulement là, les données sont quelque peu différentes. Les Verts sont drivés par le Bosnien Vahid Halilhodzic qui, lui aussi apporte son lot de nouveaux joueurs dont les derniers sont Belfodil et Mandi, sans oublier Taïder. Les Verts ont perdu le match barrage contre le Burkina Faso à Ouagadougou en octobre dernier (3-2). Il leur faut donc uniquement une victoire par un but d'écart ou de deux buts pour la sécurité pour faire la fête comme en novembre 2009.
Le match se déroulant en Algérie, les supporters de l'EN attendent déjà avec impatience le 16 novembre prochain pour se ruer sur les «tickets» d'entrée au stade. C'est dire que ce mois de novembre qui est celui du déclenchement de la Révolution algérienne est devenu, par la force des choses, le mois sacré de notre pays, mais surtout des rêves les plus fous...
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Saïd MEKKI
Source : www.lexpressiondz.com