Les nouvelles prérogatives confiées aux officiers de la police judiciaire ne sont pas du goût des avocats qui craignent des dépassements. En effet, l'introduction d'amendements dans le Code de procédure pénale pour renforcer les prérogatives de la Police judicaire, dans la lutte contre la corruption suscite des réserves, même dans les rangs des robes noires. Le projet de loi propose, entres autres, « d'enlever le contrôle du parquet sur les mandats de perquisition», indique Me Amine Sidhoum, avocat au barreau d'Alger et membre du Conseil de l'ordre des avocats qui avertit sur les risques de dérapage «individuels ou collectifs». Intervenant hier dans l'émission «l'invité de la rédaction» de la radio Chaîne 3, Me Sidhoum a déclaré que «la perquisition doit être laissée sous le contrôle de la Justice», et qu'«il ne faut pas laisser le champ libre à la police judiciaire ». L'avocat rappelle, à cet effet, les expériences des années précédentes et avertit sur le risque d'«ouvrir une brèche aux dérapages individuels ou collectifs » avec la légalisation de ces procédures. Me Sidhoum affirme, toutefois, que le projet d'amendement contient, aussi, des dispositions permettant de «revenir sur les amendements introduits sous le règne de Bouteflika et dont l'objectif a été d'encourager la corruption». Il cite, à titre d'exemple, l'abrogation de l'article 6 bis qui exige une plainte au préalable pour ouvrir une enquête.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Z Mehdaoui
Source : www.lequotidien-oran.com