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Nouvelles identités urbaines et citadines



Nouvelles identités urbaines et citadines
Les spécialistes considèrent à titre d'exemple, que la périphérie sud-ouest d'Alger, par l'exemple de Draria, connaît l'émergence et la reconstruction de nouvelles identités urbaines et citadines dichotomiques qui se négocient tantôt dans une logique d'évitement et de repli, tantôt dans une logique d'affrontement. À ce titre, «deux types de citadinités peuvent être distinguées : la première renvoie à une logique du bien-être urbain très matérialiste : être bien logé dans la ville et être propriétaire d'un bien immobilier individuel suffisent amplement à se qualifier comme citadin. Dans le deuxième cas de figure, la citadinité se trouve complètement déconnectée de l'urbanité : elle ne peut se légitimer que par des attributs essentiellement immatériels : l'ancienneté d'établissement urbain et son corollaire, l'ancrage dans l'ancien centre-ville. Jusque-là, les populations stigmatisées restaient prisonnières de leur identité problématique en tant que groupe très fortement visible, affichant une visibilité réelle ou fantasmée qui les empêche de s'aligner sur le standard de normalité qui règne dans ces nouveaux territoires périphériques. Beaucoup, cependant, découvrent qu'ils peuvent en sortir en usant de ruses et de bricolages sinon symboliques, du moins matériels. Mais tout cela révèle néanmoins une tendance très forte : celle d'une urbanité en miettes, en fragments, qui éprouve beaucoup de difficultés à se construire comme référent partagé par tous. Et c'est souvent les affrontements entre deux catégories de citoyens qui ne peuvent cohabiter ensemble», conclut notre spécialiste.
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