Tous les jours, 3, rue Didouche-Mourad à Alger, de 10h à minuit.
Ouverture. S'il n'y avait qu'un mot à retenir de notre rencontre avec les gérants de «L'escalier des artistes», le tout premier café-théâtre d'Algérie, ce serait sans hésitation celui-là. Dimanche 9 juin, la rue Didouche Mourad accueillera une nouvelle terrasse ouverte de 10h à minuit, la salle étant ouverte depuis le 5 juin. Lydia, son époux Mathieu et leur associé Samir ont saisi l'occasion d'un marché encore inexploité en Algérie pour ouvrir ce restaurant qui se veut «l'antichambre des futurs talents algériens». Le concept est en effet simple : une salle intimiste à dominante rouge vif, une vingtaine de banquettes tout aussi rouges, une «bonne table» pour reprendre les termes du chef cuisinier Guillaume, et, surtout, une scène aux rideaux de velours rouges ' caractéristique de tels établissements à l'étranger ' ouverte à tous nous assure Samir : «Nous voulons avant tout que cet espace soit celui de tout le monde, d'un passant qui a envie de chanter, d'un client venu manger et qui a une envie soudaine de se produire sur scène. Les seuls juges seront le public et la communauté du monde artistique.» Pour mobiliser cette dernière, l'équipe peut compter sur Mohammed Ouaza ' musicien pour la Radio algérienne ' qui entend prêter main-forte au café-théâtre et dénicher les jeunes à fort potentiel. Lydia et lui espèrent en faire «le QG des artistes de la place d'Alger, et un lieu pour découvrir les novices, en priorité».
Talents bruts
Toutefois, comme tient à nous le préciser Idir Benaibouche, comédien : «Une expérience similaire a auparavant été tentée par le restaurant Dar Baya qui avait choisi dès 2008 la troupe Art Room, dont je faisais partie, pour animer les dîners de sa clientèle, mais malheureusement, ça n'a pas tenu et il a dû fermer.» Le défi est de taille, mais l'équipe est confiante, d'autant plus que «le manque d'espace est terrible et se fait ressentir lorsqu'il est comparé au réservoir de talents et d'énergie dont regorge la jeunesse algérienne», selon Samir El Hakim, jeune comédien, et «toute initiative de ce genre est à encourager et à renforcer, en pensant la question de la formation». C'est là que M. Ouaza entre en piste afin d'aider les talents bruts en les orientant vers des formations adaptées. «L'escalier des artistes» dispose en outre d'un carnet d'adresses riche de plusieurs producteurs et autres contacts dans le milieu artistique.
Pour autant, Lydia ne veut pas que l'endroit devienne un repère élitiste et, au contraire, ambitionne d'en faire un lieu «pour la classe moyenne, et c'est pour cela que la carte reste simple, mais riche. Le but n'est pas de faire un restaurant gastronomique, mais de privilégier la scène et les jeunes artistes. Nous allons aussi très probablement organiser des cafés littéraires, l'essentiel étant que le café-théâtre devienne un haut lieu culturel algérois». Avec un café à 100 DA, des plats aux alentours de 500 DA, des cocktails à 250 DA et des crêpes sucrées à partir de 80 DA, il est possible de déjeuner ou de dîner pour 1000 à 1200 DA par personne, tout en profitant d'un spectacle divertissant. Même si Samir reste encore prudent sur la programmation, il est d'ores et déjà prévu qu'Amel Zen et Kawthar Meziti se produisent sur scène, mais aussi le groupe El Gusto et le comédien Arslane Lerari pour un one man show.
Contact : 0559.93.37.43 ou au 0551.21.55.78.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amrane Mahfoud Medjani
Source : www.elwatan.com