Le dernier roman de l'écrivain-journaliste Mohand Amokrane Tighilt est une plongée littéraire dans une société minée et polluée par les idées rétrogrades et arriérées. Le roman en question porte le titre «Edelweiss: la fleur de la révolte».D'abord, quelques mots sur l'auteur. Mohand Amokrane Tighilt a vu le jour dans le village Tifilkout, en Haute-Kabylie le 14 mars 1953. C'est sans doute son parcours en tant que professeur de langue française dans un collège, pendant de longues années, qui a fait naître en lui cette passion indéfectible pour la littérature et l'écriture romanesque.
Les premiers textes littéraires écrits par Mohand Amokrane Tighilt remontent à des décennies, mais le monde de l'édition étant ce qu'il est, il a fallu du temps pour qu'il puisse éditer ses premiers romans.
Un militant de la démocratie
Mohand Amokrane Tighilt a écrit, aussi bien des nouvelles, que des romans. En parallèle, il a exercé également pendant longtemps, le métier de journaliste et il a signé des articles aussi bien dans des journaux que dans des revues socio-culturelles.
En plus d'être un homme de culture ayant toujours occupé le terrain culturel à sa manière et avec la discrétion et la modestie qui sont les siennes, Mohand Amokrane Tighilt a toujours été un militant de la démocratie et de la liberté d'expression.
En outre, la littérature est pour Mohand Amokrane Tighilt une activité qu'il exerce par amour et pour le plaisir. «C'est surtout pour m'exprimer», souligne-t-il. «Ecrivant dans le but de m'exprimer, pour partager mes émotions et mon expérience, j'invite tous les amis et lecteurs qui souhaitent lire ma fiction de me contacter à travers Facebook ou par mail: [email protected] Je leur enverrai «gratuitement» un exemplaire du livre intégral en PDF», affirme Mohand Amokrane Tighilt qui démontre aussi un autre aspect de sa personnalité: la générosité.
Dans son dernier roman «Edelweiss, la fleur de la révolte», Mohand Amokrane Tighilt traite d'une idée d'émancipation dans une société polluée, minée par ses traditions, ses lourdeurs ataviques et ses démons assassins.
Dans le livre de Mohand Amokrane Tighilt, une jeune femme est associée à une fleur, un être qui se transforme tantôt en l'une, tantôt en l'autre, dans une course poursuite à l'allure de vendetta.
Un livre bouleversant
Le second personnage du récit s'appelle Meziane. C'est un jeune poète en quête de l'Edelweiss, quasiment inaccessible.
Il se consume dans l'amour, entre l'interdit et le meurtre, voyant son idéal s'échapper, en un espace fantastique et réaliste, à chaque battement de coeur, à chaque périple recommencé. «Nous avons ici le récit poétique et symbolique d'une Algérie en guerre, livrée à tous les intégrismes, ceux de la tradition, de la religion, comme ceux d'un régime totalitaire.
Une Algérie dont la jeunesse et la femme sont sacrifiées sur l'autel des violences historiques et de la folie; c'est aussi l'histoire d'une résistance, d'une lutte acharnée contre le mal, la dérive passéiste, la mort qui guette à tout bout de champ; le récit poétique d'une quête passionnée et passionnelle de l'amour et de la liberté en perpétuelle désertion», lit-on dans le résumé du roman. Dans ce dernier, la Ville Blanche (Alger) est grise, soumise au diktat des démons assassins, aux loups- garous, aux monstres préhistoriques, interdisant le pressentiment, le rêve et le progrès: un espace qui sombre dans le marasme, les archaïsmes, la barbarie du Moyen-Age; un cercle infernal que l'Edelweiss et Meziane fuient ou combattent avec la force du désespoir. C'est un livre bouleversant, mais très proche de la réalité que nous propose Mohand Amokrane Tighilt.
Un livre que ce dernier nous offre de lire gratuitement. Avis aux férus de littérature!
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Aomar MOHELLEBI
Source : www.lexpressiondz.com