Pas de représentants du patronat privé dans le nouveau Comité national de
mise à niveau, dont la composante a été fixée par décret le 30 juillet dernier.
Un texte qui fait désormais polémique au sein du patronat, notamment celui
représenté par le Forum des Chefs d'Entreprises (FCE) qui vient de réagir
officiellement à la publication des nouvelles dispositions. Portant le N°11-264,
le nouveau texte traite essentiellement de la question relative à la
«composition» de ce Comité national de mise à niveau, un organe dont les
premières dispositions, d'ordre plus ou moins général, sont contenues dans de
précédents décrets datant de 2006 et 2007, mais aussi des nouvelles conditions
d'éligibilité au Fonds de mise à niveau des PME. «Nous observons tout d'abord
qu'en ce qui concerne la composition du Comité national de mise à niveau, le
nouveau décret prévoit la participation de pas moins de 13 ministères avec 16
représentants (dont 2 pour le ministère de Finances et 3 pour le ministère
chargé de la PME).
Sont également représentés dans ce Comité les organismes suivants, à savoir le
CNES, l'ANDPME, le CNC-PME, le CGCI et l'ABEF, soit un total de 21 membres», lit-on dans le
communiqué du FCE. Le Forum de Réda Hamiani «déplore le fait que le décret ne prévoit pas de
représentants du patronat privé, pourtant directement et principalement
concernés par le processus de mise à niveau».
Et d'estimer que «la mise en Å“uvre de ce processus demeurera hypothétique
tant que les principales parties prenantes, à savoir le entreprises, ne seront
pas ‘paritairement' représentées et mises à contribution dans les organes de
pilotage et de gestion de cette politique aux retombées potentiellement
considérables». Le Forum des Chefs d'Entreprises estime que la mise en Å“uvre du
programme national de mise à niveau «continue à être l'otage d'une gestion
centralisée et bureaucratique» se caractérisant, ajoute-t-on, «par de
nombreuses insuffisances tant dans la formulation que dans la démarche et le
dispositif de mise en Å“uvre». Aussi, est-il noté, et compte tenu de
l'importance considérable que revêt pour l'économie nationale ce programme, «le
FCE se propose de présenter prochainement au gouvernement un rapport
circonstancié sur les conditions qui, de son point de vue, devraient présider à
sa conduite pour assurer son succès».
Le FCE n'a pas manqué, par ailleurs, de souligner dans sa missive que le
nouveau programme national de mise à niveau, projeté pour un montant de 386
milliards de dinars sur la période 2010-2014 et visant l'objectif de mettre à
niveau 20.000 PME durant cette même période, «est censé avoir démarré en 2010 (dossier
examiné en Conseil des ministres du 11 juillet 2010)». Dans un rapport couvrant
la période de janvier à septembre 2011, présenté le 14 septembre dernier, l'Indice
du Forum pour la
Performance de l'Entreprise Algérienne (IFPE), un instrument
d'analyse lancé par le FCE, avait, pour rappel, soutenu que «sur les 40
supports (thèmes) retenus pour évaluer l'environnement des affaires en Algérie,
seul 8 ont enregistré des avancées».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Houari Barti
Source : www.lequotidien-oran.com