Alger - A la une

Nouveau chapitre



Nouveau chapitre
Alger est devenue une destination convoitée par des délégations de haut niveau, mais aussi par d'autres qui sont intéressées. Pour ces dernières, le pays constitue aujourd'hui un eldorado où tout est en friche et le marché aux grandes potentialités, vierge. Ces délégations viennent de pays en crise économique profonde, minés par la récession et dont le seul salut s'appelle la croissance qui ne peut revenir sans nouveaux marchés à décrocher, faute de mieux, hors Europe et aux conditions algériennes, hier encore, jugées restrictives. Dans les trois mois qui suivent, Alger accueillera en visites officielles successivement les présidents des conseils italien et espagnol et, cerise sur le gâteau, le président français pour une visite d'Etat. Si bien que la valse des ministres est devenue banale et quotidienne.
Au-delà de l'aspect politique incontournable dans ce type d'échanges, les visiteurs sont prêts à tout pour peu qu'ils ne repartent pas les poches vides et sans bons de commande.
Par ailleurs, il y a aussi des délégations qui font escale à Alger pour prendre conseil de ce pays à la situation stratégique, devenu un véritable état-pivot dans la région. On peut citer la visite de la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, et celle d'hier de Catherine Ashton, haute représentante de l'Union européenne. Leur passage obligé à Alger a certainement porté sur la situation des zones en conflit comme celle qui prévaut dans le Nord-Mali et l'imbroglio syrien. Forte de sa lutte antiterroriste, l'Algérie force l'écoute, au moins dans ce domaine.
Pour l'UE, plus proche de nous, l'intérêt que représente le pays est dû à la proximité et à cette volonté de construire une politique de voisinage dont l'Algérie a souscrit à un plan d'action commun.
On sent à la lecture de son message que dans l'entretien qu'elle nous a accordé, la haute représentante classe notre pays comme partenaire stratégique et se dit satisfaite de ce nouveau chapitre ouvert, depuis l'année dernière. Exactement depuis mars 2012, quand le commissaire européen chargé du voisinage a été reçu en personne par le président de la République qui a donné l'assurance d'une bonne coopération, en présence de plusieurs ministres qui voyaient de haut ces commissaires qui peinaient à être reçus.
En signant trois conventions d'un montant de 58 millions d'euros en direction des secteurs des transports, de la culture et surtout de l'emploi des jeunes, l'Union européenne vient de montrer sa bonne volonté. Pour peu que ces programmes arrêtés aboutissent.
O A
abrousliberte@gmail.com
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)