
En 1999 et en 2000, Abdelaziz Bouteflika et Nguyen Minh Trieten ont émis le v?u d'arriver à « une relation exemplaire » entre les deux pays. Un accord en ce sens a été signé en 2004. Dix ans après, les échanges restent en deçà des potentialités et des opportunités existantes. Que faut-il faire pour renforcer ces relations économiques et les hisser au niveau des ambitions des deux dirigeants, d'autant que selon votre vice-ministre des Affaires étrangères, Nguyen Phuong Nga, le Vietnam et l'Algérie possèdent de nombreux atouts et potentiels pour fructifier et développer leur coopération 'Il est vrai que nos relations politiques et diplomatiques sont excellentes. Il est aussi vrai que nos relations économiques et commerciales se développent. Surtout ces dernières années. Mais, je dois dire que nos relations économiques sont loin d'être satisfaisantes, et encore moins à la hauteur de nos relations politiques. Et pourtant, nous avons des potentialités d'échanges considérables et ce dans tous les domaines (construction, tourisme, transformation agroalimentaire, main-d'?uvre qualifiée...). Une quinzaine d'années après la feuille de route tracée par nos dirigeants, les institutions traînent le pied. Parfois, pour des raisons objectives mais souvent pour des raisons subjectives. Certaines institutions donnent l'impression qu'elles ne sont pas intéressées. Certaines entreprises aussi. Et puis il y a une réalité en ce sens, que beaucoup d'accords de coopération signés attendent une assise juridique qui se fait désirer. Autrement dit, si on veut avancer, nous devons, Algériens et Vietnamiens, prendre des mesures. Parmi celles-ci, mettre à jour la cadre juridique, multiplier les rencontres entres les institutions pour qu'elles puissent s'entendre sur les intérêts des deux pays, améliorer l'efficacité des mécanismes de coopération énoncés lors de la dernière réunion de la commission mixte en janvier dernier, encourager les entreprises des deux pays à participer aux foires et fora économiques et commerciaux.Dans les relations commerciales entre les deux pays, l'échange est à sens unique. Pourquoi 'Aujourd'hui, force est de constater que sur les 280 millions de dollars d'échanges réalisés en 2013, l'Algérie est quasi absente. Il faut que l'Algérie exporte ses produits. Comme exemples de produits qui ont leur place chez nous, il y alieu de citer le pétrole, le phosphate, les engrais, les dattes, l'huile d'olive. Mais il faut au préalable savoir que pour exporter il y a deux conditions : que les entreprises concernées se fassent connaître d'abord chez nous en participant aux foires et expositions et qu'elles proposent des produits de qualité. Et puis, l'Algérie peut venir investir chez nous. Notamment dans le pétrole et le gaz.Certains économistes estiment que votre pays peut constituer une interface entre l'Algérie et les pays du sud-est asiatique. Cette région, disent-ils, peut devenir une option pour l'Algérie qui veut diversifier ses fournisseurs et trouver un autre marché pour ses produits pétroliers et son gaz.L'Association des nations de l'Asie du sud-est c'est d'abord un ensemble de dix pays dynamiques, ce sont 600 millions d'habitants et un produit intérieur brut dépassant les 2.300 milliards de dollars. En 2015, nous allons établir des commissions pour l'économie, la sécurité et la politique étrangère commune. Et à ce niveau, je peux vous dire que l'Afrique, et donc l'Algérie, aura une place de choix Comme votre pays a des relations avec tous les pays membres de l'Association, y dispose de trois ambassades dans la région et nommé un ambassadeur auprès de l'Association, je peux vous dire que l'Algérie pourra aisément placer ses produits. Le Vietnam qui est membre influent dans ce groupe fera tout pour être ce pont, cette porte d'entrée à l'Algérie.Le 16 janvier dernier, vous avez annoncé la tenue d'un congrès pour réunir les Vietnamiens d'Algérie et ceux qui y viennent pour travailler et faire du business. Qu'en est-il de ce projet 'Nous allons établir un comité de liaison avec tous les Vietnamiens qui travaillent et vivent en Algérie. Actuellement, ils ne sont que 400 dont 300 sont sous contrat avec des entreprises chinoises ou japonaises. Nous ambitionnons de les informer sur les situations diplomatique et socio-économique du pays, les aider à connaître leurs droits et devoirs, mettre en valeur l'amitié avec le peuple algérien et les aider à recréer l'Association des Vietnamiens en Algérie. Ce comité n'oubliera pas bien sûr la vingtaine de Vietnamiens et Vietnamiennes mariés à des Algériennes et Algériens il y a plus d'un demi-siècle.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D B
Source : www.horizons-dz.com