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«Nous partageons l'avis de l'état- major»



L'ANR (Alliance nationale républicaine) rejoint les autres partis de l'ex-Alliance présidentielle et soutient elle aussi, la proposition du chef d'état-major pour la tenue d'une élection présidentielle dans les plus brefs délais. Pour son secrétaire général, l'organisation de cette élection avant la fin de l'année est un délai «raisonnable», «acceptable» et même «nécessaire».Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Le secrétaire général de l'ANR est catégorique. La position de son parti reste constante depuis le début de la crise politique que vit l'Algérie. «Nous avons, dès le départ, été pour une solution constitutionnelle.
Cela nous permet aujourd'hui de partager l'avis de l'état-major de l'Armée nationale populaire et celui de la majorité des Algériens qui est la nécessité d'aller vers une élection présidentielle dans les plus brefs délais», a-t-il soutenu lors de la conférence nationale des bureaux de wilaya de son parti, tenue hier samedi, à Alger.
Belkacem Sahli considère d'ailleurs, que l'organisation de cette élection avant la fin de l'année est un délai «raisonnable», «acceptable» et même «nécessaire pour le retour au processus électoral et l'élection d'un président de la République».
«Nous sommes pour l'urgence d'aller vers une élection présidentielle, non pas comme réaction à la proposition de l'Armée mais parce que tant que la crise politique perdure, l'ANP sera contrainte de s'impliquer dans la scène politique, ce qui porte préjudice à la Nation mais aussi à l'institution de l'armée elle-même», explique-t-il.
Pour lui, la «ténacité» de la postion du parti par rapport à la solution constitutionnelle et donc au recours à l'élection n'est que le signe de sa conviction en la souveraineté du peuple, l'une des revendications du mouvement populaire.
«Il faut rester dans le cadre d'une solution constitutionnelle car sans Constitution, le peuple risque de perdre la notion de la souveraineté populaire», note-t-il.
Le SG de l'ANR a tenu, en outre, à rappeler que sa formation politique a adopté dès le départ, la majorité des revendications du mouvement populaire notamment la mise en place d'un nouveau mode de gouvernance à travers le changement des personnes et du système. «Nous avons toujours dit que nous ne sommes pas partie prenante du mouvement populaire en tant que parti politique mais nous en sommes en tant que militants, élus et cadres», a-t-il précisé.
Et d'ajouter : «Nous avons non seulement soutenu ces revendications mais nous avons même fait des propositions concrètes afin de permettre leur prise en charge. Contrairement à certaines parties dont le seul souci était la poursuite du mouvement populaire durant des mois afin qu'elles puissent utiliser cette protestation comme moyen de pression pour négocier leurs intérêts avec le pouvoir en place».
Pour Sahli, son parti est d'ailleurs, le premier à avoir prôné le recours au dialogue afin de rester dans le cadre de la solution constitutionnelle. Il qualifie, ainsi, la commission de médiation et de dialogue chapeautée par Karim Younès, d'«avancée» et ses résolutions de «réussite partielle».
Ry. N.
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