«Sans un réseau national de laboratoires, bien réparti sur le territoire national, il est quasiment impossible de superviser le marché dans sa diversité sectorielle», affirme Noureddine Boudissa, le directeur général de la Commission algérienne de certification (Algerac).Invité hier mercredi, à la Radio nationale Chaîne 1, Boudissa, déplorant le manque de laboratoires spécialisés aux normes requises mondialement, a souligné la nécessité d'une «politique» dans le domaine de la santé et de la recherche scientifique qui permettra, dira-t-il, de «mettre en place un réseau national de laboratoires spécialisés, dotés de toutes les conditions requises pour s'assurer non seulement de la qualité du produit, mais surtout de sa fiabilité».
Notant au passage que l'attestation de certification accordée à l'Institut Pasteur et l'INSCP (Institut national de surveillance des produits Saidal) par Algerac en 2015, n'a pas été concrétisée sur le terrain, l'invité de la Radio nationale se veut optimiste en ajoutant que «cela n'empêche pas la collaboration de nouveau et la conjugaison des efforts en vue de sa concrétisation sur le terrain à l'avenir».
A propos du plan mis en place par le président de la République, escomptant l'objectif de 5 milliards de dollars en exportation hors hydrocarbures à atteindre en cette année 2021, M. Boudissa dira que l'objectif en lui-même est «honorable» à plus d'un titre, mais seulement, ajoutera-t-il, «des contraintes existent pour sa réalisation», dont, essentiellement, expliquera-t-il, «l'établissement de la liste des produits en question, une stratégie pour leur protection mais, surtout, des laboratoires spécialisés, agréés et habilités pour l'analyse de ces produits, leur certification et superviser leur exportation sur le marché international». «Une collaboration entre Algerac et le ministère du Commerce, d'ici 2022, permettra l'installation de 34 laboratoires, qui s'ajouteront aux 8 existants actuellement», a affirmé en outre M. Boudissa. Il ajoutera que «ceci nous permettra d'être dotés d'un réseau adéquat et de répondre à la demande en supervisant les produits, les importations et les exportations». Abordant l'épineuse problématique de la protection des droits du consommateur, notamment dans le secteur de l'automobile, l'invité de la radio dira : «La généralisation de labos spécialisés, agréés par Algerac et bien répartis à travers le territoire national, permettra de superviser les produits mis à la disposition du consommateur, notamment dans le secteur de l'automobile. Ceci permettra, en outre, de réduire l'excessif nombre d'accidents de la route.»
A. Kessi
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Kessi
Source : www.lesoirdalgerie.com