La condamnation du jeune athlète Islam Khoualed à une année de prison ferme a été accueillie avec un grand étonnement par le mouvement associatif de protection de l'enfance. Le président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem), Mustapha Khiati, a qualifié la sentence «d'excessive» étant donné qu'elle implique un mineur.
Cependant, il a dénoncé l'absence d'informations au sujet de cette affaire depuis le début, ce qui a empêché les associations de la société civile comme la Forem d'agir à temps. «Nous devons disposer d'éléments d'information pour pouvoir agir», a-t-il soutenu dans une déclaration au Temps d'Algérie.
Le président de la Forem a soulevé, par ailleurs, le problème du «manque de coordination» entre les différents ministères algériens concernés par cette affaire, expliquant que «normalement, le ministère de la Jeunesse et des Sports devait faire un point de situation pour nous éclairer (associations et société civile, ndlr)». Pour l'instant, c'est le ministère des Affaires étrangères qui prend en charge cette affaire par le biais de son ambassade d'Algérie au Maroc.
Pour ce qui concerne la contribution de la Forem pour aider l'enfant lors du procès en appel, qui se tiendra dans un mois, M. Khiati a indiqué : «Nous utilisons le canal des associations humanitaires et de défense des droits de l'homme». Les contacts avec ces associations ont commencé depuis mardi, soit juste après avoir appris la condamnation du jeune athlète. Le président de la Forem a, par ailleurs, mis en avant la responsabilité de la délégation de la Fédération algérienne de voile avec laquelle Islam Khoualed participait à un stage à Agadir en février dernier. Ceci étant dit, pour M. Khiati, «les faits paraissent infondés». Il conclura que «l'affaire est politique.
Elle n'est ni pénale ni correctionnelle», lançant un appel aux autorités marocaines pour libérer l'enfant car il a été «lourdement condamné pour des faits dont la matérialisation pose problème».
Il a plaidé pour l'engagement d'une action à l'échelle régionale voire internationale pour ramener les autorités marocaines à revoir la décision de justice. L'affaire d'Islam Khoualed réaffirme la disponibilité de créer un secrétariat d'Etat chargé de l'enfance, comme réclamé par la Forem depuis plusieurs années. Une telle institution pourrait coordonner les actions destinées à la protection de l'enfance et avoir des responsables chargés des questions concernant les enfants.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K S
Source : www.letempsdz.com