
C'est un symbole du handball féminin, lui qui a mené l'équipe nationale en 1996 à la meilleure performance de son histoire, à savoir une 2e place durant le Championnat d'Afrique à Cotonou (Bénin). Mohamed Seghir Djoudi a vécu le match du sept national face à la Guinée sur les nerfs. Pour l'expert de la petite balle, l'équipe nationale a manqué d'enthousiasme et d'application devant l'équipe la plus faible du groupe B.« Je suis frustré. Notre équipe n'a même pas pu pratiquer un handball avec les principes de base. Comment voulez-vous gagner un match quand nos joueuses font plus de vingt fautes de main entre mauvaises passes, mauvaises interceptions et mauvaises montées de balle ' Sincèrement, je m'attendais à une mésaventure, mais pas à une défaite avec une telle manière devant la Guinée », explique-t-il. Et d'ajouter : « Si nous avions préparé cette équipe depuis 2014, je dirais sans hésitation que nous aurions pu jouer les premiers rôles. » Voulant faire une comparaison par rapport à l'édition précédente, Djoudi a estimé qu'il ne faut pas s'attendre à l'impossible quand une équipe nationale est mise au frigo pendant deux ans et demi. « En 2014, il y avait une sélection nettement meilleure que ce soit sur le plan défensif ou offensif. Même sur le plan individuel, les joueuses faisaient moins d'erreurs comme c'est le cas durant cette compétition. Je n'ai pas compris pourquoi les arrières ne venaient pas en course avant de tenter leurs tirs.Durant cette période du gel de cette sélection, la Guinée, qui a été dernière en 2014, a progressé pour arriver à battre notre équipe nationale demi-finaliste à Alger. » Ne voulant pas imputer la responsabilité aux joueuses et au staff technique, notre interlocuteur a estimé que ce n'est pas normal de préparer une équipe en moins de trois mois. « Il faut être réaliste. Une équipe nationale travaille durant un cycle olympique au minimum. Les raisons de cette déception sont externes et n'ont aucune relation avec le choix des joueuses ou du staff technique. L'entraîneur étranger n'a même pas eu le temps de connaître bien son équipe et déceler les points forts et faibles de ses joueuses. »« Une DTNA solide, le remède de notre handball »Appelé à donner son avis sur les solutions pour stopper la chute libre de notre handball féminin, Djoudi a souhaité la désignation au plus vite d'une direction technique nationale. « La DTNA est la cheville ouvrière. Le directeur technique national est le premier habilité à veiller au développement de la discipline et à la formation.Depuis le départ de Azeddine Bensbaâ, il n'y a pas eu de successeur. La présence d'un DTN est indispensable pour trouver les mécanismes nécessaires pour la relance. Cela passera aussi par la contribution des clubs dans le cadre d'un collège technique. Sans ces deux structures, il ne faut pas s'attendre à de meilleurs lendemains. » Revenant sur son expérience avec les équipes nationales de 1978 et de 1996, Djoudi a rappelé la planification faite avant le début de chaque cycle olympique. « Un excellent travail de détection se faisait au niveau des jeunes catégories. J'ai eu l'honneur de gagner la médaille d'or des Jeux africains en 1978 à Alger. En 1996, nous avons perdu la finale à cause d'un problème qui nous a déconcentrés, à savoir l'histoire des passeports perdus », relate-t-il.Ces deux aventures ô combien marquantes ont permis à notre handball féminin de gagner en notoriété. « A l'époque, nous avions le Congo et la Côte d'Ivoire comme meilleures nations. Cela n'a pas posé de handicap pour nos joueuses. Bien préparées sur tous les plans, elles ont honoré le handball algérien. Pour vous dire, le travail et la préparation suffisante et bien programmée nous mènent vers la performance », conclut-il.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A K
Source : www.horizons-dz.com