-Des citoyens se plaignent du retard dans l'achèvement des travaux, comme c'est le cas à Haouch Attar. A quoi est due cette situation '
Le citoyen doit savoir que l'aménagement, en période hivernale, est très difficile. Il y a beaucoup d'arrêts et de reprises des travaux. La norme, c'est un jour de pluie, dix jours d'arrêt. On peut ainsi déduire jusqu'à 60 jours des délais de réalisation à cause des intempéries. Le travail des entreprises est aussi rendu difficile par le sol marécageux, comme Dar El Beida. L'entreprise publique Eguva, choisie pour Haouch Attar, ne travaille pas les week-ends et les jours fériés. Elle a été installée au mois d'août, et si les conditions s'avèrent bonnes, nous allons réceptionner le chantier au plus tard à la mi-avril. Le mode de passation des marchés publics est aussi très lent. Toutes les opérations prennent au minimum trois mois à partir de l'appel d'offres.
-Quelles sont les autres difficultés auxquelles fait face l'équipe municipale '
La commune souffre du problème des bidonvilles. Nous avons recensé 1300 bidonvilles. On a entrepris des opérations de démolition de 50 baraques lors de l'ancien mandat. Les occupants recensés seront relogés, tôt ou tard, dans le cadre du programme présidentiel. Cette opération nous permettra de régler le problème du foncier, qui est la priorité pour Dar El Beida. L'opération, d'après des échos, commencera à l'été 2013. Nous avons déjà recasé 85 familles qui occupaient une ancienne construction coloniale. Le terrain récupéré accueillera une piscine. Nous avons les moyens pour réaliser beaucoup d'équipements, notamment ceux de proximité. Mais il n'y a plus de terrains. Les terres agricoles d'El Hamiz et de Abane Ramdane dépendent de l'Etat. On ne peut pas y toucher sans qu'il y ait une commission de la wilaya pour choisir un terrain propre à la réalisation d'un équipement public. Ainsi, grâce à l'effort de la wilaya, une ancienne briqueterie à El Hamiz sera réaménagée pour la réalisation d'un complexe sportif (terrains de sport, etc.)
Nous pouvons réaliser des projets de logements. Nous avons délibéré pour un montant de 117 milliards de centimes au titre du Budget primitif (BP) 2013, pour l'acquisition des terrains en dehors des territoires de la commune. Nous avons aussi fait une proposition à la wilaya d'Alger pour la réalisation d'un centre urbain de 33 hectares à El Hamiz (entre SNTP El Hamiz), en grande partie non exploité par les EAC et les EAI. L'étude est faite. Si cela se débloque au niveau de la wilaya, nous pourrons réaliser plus de 1000 logements, tous types confondus, avec tous les équipements de proximité nécessaires. Cela nous permettra de régler le problème des citoyens (8000 demandes entre social et LSP) et donnera un aspect urbain à cette localité d'El Hamiz, qui est conçue anarchiquement.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nadir Iddir
Source : www.elwatan.com