
L'Association algérienne des échanges loisirs et développement tourisme pour handicapés moteurs a organisé, hier, au centre culturel Lakhdar-Reyah de Belouizdad une journée d'étude portant sur « La famille et le handicap des enfants ». Une rencontre dédiée principalement, selon la présidente du bureau d'Alger, aux parents des enfants aux besoins spécifiques. Le regard de la société envers les handicapés, le rôle de la famille, leur prise en charge (surtout psychologique), le rôle des pouvoirs publics dans le développement de la personnalité de ces individus...sont parmi les thèmes développés par les conférencières de l'Université d'Alger. La première intervenante, Kouach Zohra, a retracé l'évolution de ces infirmités à travers les siècles, affirmant que le khalife Omar Ben El Khattab a instauré le premier observatoire pour défendre les droits des handicapés. Ce n'est qu'au 19e siècle qu'on avait commencé à prendre en charge les handicapés en France, en Europe de l'Ouest puis aux USA. Le combat pour le droit de cette catégorie continue à ce jour. Azaoued Chafika a indiqué qu'« un enfant seul n'existe pas », il a toujours besoin d'une assistance. Malheureusement, « souvent les parents ne savent pas s'y prendre avec leurs enfants handicapés », a-t-elle indiqué. Le manque de culture et l'absence de modèles de prise en charge les poussent à garder leurs enfants chez eux. Mme Azaoued appelle à une communication dans le couple et le traitement de ces malformations doit se faire à l'âge précoce au sein de la famille, dans le milieu scolaire. Sans cela, les handicapés représentent, parfois, un sujet de discorde dans le couple. « La maman accorde souvent plus d'importance à l'enfant handicapé au détriment des autres membres de la famille y compris le père. Afin d'éviter le stress et accepter la réalité, les parents doivent faire le suivi de l'enfant ». Dans ce sillage, Mme Souilah Farida indique que « certains parents développent un sentiment de culpabilité par le fait d'avoir donné naissance à un enfant handicapé ». Elle souligne que la prise en charge des personnes handicapées nécessite l'intervention de tous. Cela se concrétise par l'application des lois. « Les handicapés n'ont pas besoin de pitié mais de droits », dira-t-elle en substance.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abbas A H
Source : www.horizons-dz.com