8% du parc d’habitation constitués de baraques
Un recensement général des bidonvilles a été lancé depuis quelque temps et les résultats ont montré que 40.000 baraques sont localisées à Alger et des milliers d’autres dans le reste du pays.
Pour le moment, aucun chiffre précis n’est donné mais, selon des informations, le parc d’habitation en Algérie est constitué à 8% de baraques. Le ministre de l’Habitat, interrogé à ce propos, hier, n’a pas voulu, lui, avancer de chiffres. Il s’est seulement contenté de donner celui concernant Alger, en estimant qu’il est très difficile d’éradiquer ce phénomène. «Les baraques se sont multipliées. Nous ne pouvons éradiquer ce phénomène que dans un cadre progressif, organisé, grâce à un travail de proximité. Le programme présidentiel prévoit justement la résorption des bidonvilles. Il y a un recensement général qui a été fait. De plus, certains utilisent les baraques comme un fonds de commerce pour accéder au logement social. Nous ferons en sorte que le logement social aille aux nécessiteux», expliquera le ministre Noureddine Moussa qui est également revenu sur le bilan de son secteur pour 2007. «Jusqu’à septembre dernier, nous avons livré 350.000 logements et plus de 500.000 unités sont en cours de réalisation», dira-t-il en affichant son optimisme quant à la réalisation de l’ensemble du programme du président de la République qui prévoit un million de logements jusqu’en 2009.
Les chiffres ont été donnés en marge de la 27e session de la commission technique permanente pour le contrôle technique de la construction, rencontre qui a été l’occasion d’annoncer l’adoption par l’Algérie de 3 règlements techniques, les premiers du genre. Il s’agit du projet de règlement parasismique applicable aux domaines des travaux publics, le projet de règlement définissant les charges à appliquer dans le calcul et les épreuves des ponts-routes et du projet de règles de conception et de calcul des structures en bois. «Il s’agit de règles référentielles pour notre pays, des normes qui sont le fruit d’une longue réflexion lancée depuis plus d’une année et à laquelle se sont joints les efforts des spécialistes en la matière», a souligné Amar Ghoul, le ministre des Travaux publics. «Nous visons à imposer de plus en plus de technicité dans le calcul pour la réalisation des ouvrages d’art et plus de rigueur dans leur maintenance», a encore souligné le ministre. De son côté, le ministre de l’Habitat, Noureddine Moussa, a assuré que le règlement concernant les constructions en bois vise à encourager ce genre de structures très peu connues en Algérie.
Tahar A.O.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com