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Noureddine Boudissa, DG d'Algerac: L'exportation à l'épreuve de la qualité



Pour Noureddine Boudissa, DG de l'Organisme algérien d'accréditation (Algerac), qui était l'invité, hier, de la radio nationale Chaîne 3, «toutes les conditions sont réunies aujourd'hui en Algérie pour pouvoir être concurrents sur les marchés extérieurs, à condition de mettre en place certains préalables».«L'Algérie dispose de beaucoup de potentialités lui permettant d'être un pays conquérant à même de booster ses exportations et d'améliorer sa situation économique et financière. Mais pour cela, il faut garantir de la qualité de la production nationale, à travers l'obligation de l'accréditation des organismes de normalisation », affirme l'intervenant.
« Vous ne pouvez pas aujourd'hui développer l'économie nationale, intégrée, structurée, concurrente à l'international, si préalablement vous n'intégrez pas la dimension qualité de la conformité. Beaucoup de choses ont été faites. Depuis 16 ans, tous les secteurs parlent de qualité. Mais il reste beaucoup de travail à faire », ajoute l'intervenant.
M. Boudissa estime que la démarche du ministère du Commerce qui « vient de publier un décret exécutif concernant la mise en place d'un réseau de laboratoires multidisciplinaires, publics et privés », va « aider les pouvoirs publics à réguler et à accompagner les exportateurs algériens », se félicitant au passage que l'accréditation soit un « préalable pour obtenir l'agrément et pouvoir exercer ». « Dans le monde, tout ce qui touche à la sécurité du consommateur et à l'environnement, est devenu obligatoire. Nous devons donc nous adapter et intégrer l'obligation de l'accréditation dans l'acte de la régulation », précise le DG d'Algerac. Invité à expliquer davantage cet aspect d'accréditation, il ajoute : « Vous ne pouvez pas remettre un document de conformité, ni dire que tel ou tel produit est bon ou pas bon, si préalablement vous n'avez pas été évalué par une tierce personne qu'on appelle l'accréditation ». Noureddine Boudissa a également indiqué que l'organisme qu'il dirige a accrédité près de 130 organismes et compte quelque 70 organismes en cours d'accréditation. L'objectif étant, selon lui, « d'atteindre très prochainement les 240 organismes accrédités, à condition que l'Etat facilite l'accès aux crédits et bonifications pour ceux qui souhaitent aller vers cette démarche d'accréditation », précise-t-il.
Prendre en compte
les exigences du marché africain
Selon lui, « l'infrastructure qualité » a un « rôle stratégique » à jouer dans ce domaine. Car, ajoute-t-il, « il existe des normes internationales, mais chaque pays a mis en place des normes nationales pour autoriser (ou non) des produits à entrer sur son marché ». « Ainsi, si vous ne connaissez pas les exigences du marché européen pour pouvoir placer votre produit, vous ne pourrez pas le faire », dit-il encore.
Le DG d'Algerac recommande que l'Algérie étudie avec précision les spécificités des normes appliquées notamment en Europe et en Afrique. « Contrairement à ce que disent certains, l'Afrique est en train de se structurer et d'intégrer les normes dans son commerce. Nous devons nous rendre compte des exigences du marché africain commun, si stratégique pour l'Algérie, pour pouvoir s'y placer et défendre les intérêts de la production nationale ».
Concernant les partenaires européens, M. Boudissa en appelle à obtenir la poursuite de l'assistance technique européenne lors des prochaines renégociations de l'Accord d'association avec l'UE. Selon lui, « le challenge de 2022 c'est de donner des certificats de conformité, appelés certification produit, à la production nationale destinée au marché extérieur ».
« Le système pour la certification produit d'Algerac a été créé, les experts ont été formés et nous sommes capables de répondre à la demande nationale », ajoute Noureddine Boudissa, insistant sur « les mesures légales à prendre pour assurer un plan de charge aux certificateurs accrédités ».
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