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"Notre frappe était bien étudiée"



Les Etats-Unis veulent justifier leur agression contre la SyriePar rapport à la décision d'entamer la frappe et l'attaque tripartite constituée des Etats-unis-UK et la France, Nathaniel Tek a été évasif quant à la démarche elle-même.
Le porte-parole américain du Département d'Etat pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, Nathaniel Tek, a animé une conférence de presse téléphonique au siège de l'ambassade des Etats-Unis à Alger. L'objet de cette conférence était intimement lié à l'événement majeur qui s'est produit, il y a de cela quatre jours, à savoir l'attaque tripartite qui a été effectuée contre la Syrie. Le porte-parole des Etats-Unis a justifié ce qu'il qualifie de «frappe contre des objectifs précis en Syrie où la présence des armes chimiques était confirmée par nos services de renseignements», a cause de l'utilisation par le régime de Bachar Al Assad à plusieurs reprises de cette arme prohibée et interdite par les Nations unies et le Conseil de sécurité, selon le porte parole états-unien.
Par rapport à la décision d'entamer la frappe et l'attaque tripartite constituée des Etats-unis-UK et la France, Nathaniel Tek a été évasif, quant à la démarche elle-même en soulignant que «nous avons exécuté les recommandations telles que stipulées par la résolution internationale, concernant le cas de la Syrie et le recours du régime d'Al Assad à l'utilisation des armes chimiques contre les civils de la Ghouta orientale et à Douma», a asséné le porte-parole du Département d'Etat pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.
L'argument auquel se réfèrent les Etats-Unis et leurs alliés qui ont participé dans cette frappe contre la Syrie est justifié selon le porte-parole Nathaniel Tek par «l'échec palpable et l'incapacité de la Russie de mettre un terme aux agissements du régime d'Al Assad qui ne cesse de recourir à l'utilisation des armes chimiques contre les civils», a signalé le porte-parole, Nathaniel Tek.
Le porte-parole américain pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord a répondu à la question de L'Expression par rapport à cette frappe qui ne bénéficie pas du quitus onusien et qui s'inscrit en porte-à-faux par rapport à la légalité internationale en déclarant: «Nous avons bénéficié du soutien de beaucoup de pays y compris ceux de la région du Moyen-Orient pour stopper les agissements du régime d'Al Assad qui use des armes chimiques qui sont proscrites par les conventions des Nations unies. Et aussi l'attitude de la Russie qui bloque toujours par son veto toute opération qui permet à la communauté internationale d'agir dans l'intérêt de peuple syrien», souligne le porte-parole américain sans répondre à la question de l'illégalité de cette frappe qui s'est déroulée en dehors de la légalité internationale.
Quant aux preuves présumées qui impliquent la Syrie et le régime d'Al Assad dans l'utilisation des armes chimiques, le porte-parole américain Nathaniel Tek a répondu en affirmant que «les Etats-Unis et ses alliés disposent de preuves tangibles que le régime d'Al Assad a utilisé les armes chimiques contre les civils de Douma et nous avons même des images qui montrent les hélicoptères militaires du régime d'Al Assad larguant ses armes chimiques sur les civils de la région de Douma», a indiqué Nathaniel Tek.
En réponse à notre question sur la nécessité de soumettre ces «preuves» au Conseil de sécurité, le porte-parole des Etats-Unis pour le Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord s'est contenté de dire que «tout le monde sait que le régime de Bachar Al Assad n'hésite devant rien pour se maintenir au pouvoir en recourant aux armes interdites par les conventions internationales», a affirmé Nathaniel Tek.
Pour lui, «c'est la Russie qui bloque le processus du règlement de la crise en Syrie en rejetant d'emblée d'accélérer la dynamique des négociations de Genève avec la participation de tous les acteurs internationaux». Et d'ajouter: «Notre frappe était bien étudiée, elle n'a pas ciblé les civils, elle a réussi ses objectifs. La frappe a pu détruire les trois sites où le régime de Bachar Al Assad emmagasine les armes chimiques», a rétorqué Nathaniel Tek, sans donner la preuve tangible qui implique le régime syrien dans l'attaque présumée par des armes chimiques contre les civils de Douma.
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