'Alors que, pour nombre de pays de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, l'année a été marquée par la vague de révolutions, les changements de régime et les réformes politiques, l'Algérie n'a pas connu globalement de troubles de grande ampleur', relève la Banque mondiale, dans une note de présentation sur l'Algérie publiée récemment. La Banque mondiale estime néanmoins que 'le chômage et les carences du secteur privé continuent de poser des défis majeurs au pays exportateur de pétrole alors que le gouvernement instaure lentement les réformes structurelles nécessaires pour soutenir le développement de l'économie algérienne hors hydrocarbures'. Le document relève que le pays continue d'appuyer le développement et le financement des petites et moyennes entreprises dans le but de stimuler davantage la création d'emplois et la croissance du secteur privé. Les chiffres officiels indiquent une baisse du taux de chômage de 10,2% en 2009 à 10% en 2010, 'avec toutefois la persistance d'un taux de chômeurs élevé chez les jeunes (21% en 2010)'.
De surcroît, constate la Banque mondiale, en raison de l'inadaptation de ses compétences par rapport à la demande et de la rigidité des politiques du marché de l'emploi, la main-d''uvre, de plus en plus jeune du pays, peine à trouver du travail. 'Les activités de construction de logements et d'infrastructures publiques prévues dans le plan de développement quinquennal 2009-2014 devraient créer jusqu'à 2 millions d'emplois nouveaux', lit-on dans le document. La Banque mondiale note qu'en 2011, pour la troisième fois en dix ans, l'Algérie a enregistré un déficit budgétaire estimé à 4% du PIB. Cependant, le pays possède d'importantes réserves de devises, 181,5 milliards de dollars en 2011, selon les estimations, pour financer son déficit et sa politique budgétaire expansionniste. 'L'économie algérienne, qui dépend de la stabilité des cours des hydrocarbures, est aussi tributaire de l'accès à des services de base de qualité et du développement de l'infrastructure', ajoute la Banque mondiale. La croissance du PIB global était estimée à 2,5% en 2011 et à 4,9% hors hydrocarbures. Les perspectives à moyen terme demeurent positives, sachant que l'Algérie va continuer de bénéficier des cours élevés des hydrocarbures. 'Le pays doit accroître ses efforts pour réduire les disparités économiques et géographiques et pour créer un nombre d'emplois adapté à une population active de plus en plus jeune et instruite', recommande la Banque mondiale pour qui notre pays est bien engagé pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement.
Le pays a réalisé des avancées notables sur des indicateurs socioéconomiques tels que l'accès à l'éducation pour tous et l'égalité hommes-femmes. Les taux de scolarisation au primaire atteignaient 96% en 2010, avec un ratio filles-garçons de 0,94. Des améliorations ont été également enregistrées dans le secteur de la santé et dans la réduction de la propagation du VIH/sida, même si la prestation des services de soins est encore déficiente. Si des progrès ont été accomplis vers l'égalité hommes-femmes ' avec par exemple l'instauration d'un quota de 30% de femmes dans les partis politiques ', l'Algérie est encore à la traîne par rapport à d'autres pays à revenu intermédiaire sur le plan de la participation féminine à la vie économique et politique. Classée 96e sur 187 pays dans l'indice de développement humain des Nations unies (IDH), l'Algérie continue de progresser en la matière et se situe au-dessus de la moyenne régionale (l'IDH évalue la capacité d'une personne de développer pleinement son potentiel et de mener une vie productive et créative conforme à ses besoins et ses centres d'intérêt).
M. R.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Meziane Rabhi
Source : www.liberte-algerie.com