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« Nos problèmes sont liés à la méconnaissance de l'histoire »



« Nos problèmes sont liés à la méconnaissance de l'histoire »
Après deux gros romans sur la vie et la culture dans le Sahara, vous voilà intéressée par l'histoire d'Alger, à laquelle vous dédiez votre dernier roman, « Sous le pavillon des raïs ». Pourquoi ce choix 'En consultant les manuels scolaires relatifs à l'histoire, on a l'impression que les Algériens sont tombés du ciel. Comme si avant le débarquement de l'armée coloniale française, il n'existait point de peuple. A travers ce roman, je cherche à combler ce vide. J'ai eu, pour ce faire, à recourir à la documentation historique que je tiens d'ailleurs à partager avec les lecteurs. Je reste profondément convaincue qu'une grande partie des problèmes que nous vivons aujourd'hui sont étroitement liés à notre méconnaissance de l'histoire.Dans quel contexte se situe la fiction 'L'histoire se situe dans l'ancienne Régence d'Alger. Le personnage principal a pour souci de relater justement l'histoire d'El Djazaïr en se basant sur son vécu propre. De là à remettre en place certaines vérités quant à la présence ottomane. Autrement dit, et comme c'est soutenu par de nombreux historiens, le régime du beylik turc n'a pas fait que de bonnes choses pour la population autochtone. Ceci pour résumer la morale de l'histoire.Le sujet fait débat et soulève par moment de sérieuses controverses chez les historiens, divisés entre partisans et critiques de la présence ottomane...Je suis certaine que l'une de ces raisons est de ne pas pouvoir dissocier les Ottomans et l'Islam. C'est là que se situe une grande partie de ce problème. Pourtant, à mon avis, faire une analyse critique et objective du règne turc en Algérie ne nuit nullement à l'image de notre religion.Aborder l'histoire avec la prose est loin d'être une approche évidente. Qu'en est-il de votre récit 'Il faut d'abord dire qu'il s'agit d'un roman au sens esthétique du mot. J'ai tenu à souligner dans la préface que j'agis en tant que romancière, non en qualité d'historienne. Cela étant dit, j'ai essayé de respecter une certaine rigueur et une honnêteté intellectuelle, notamment à travers les renvois bibliographiques. Mais cela n'exclut nullement une approche subjective du sujet. Ce qui est normal en littérature. D'autant plus que j'agis dans mes écrits par un élan nationaliste dénué de toute nuance.L'ensemble de vos ?uvres est nourri par l'histoire. Pourquoi cette passion 'Toute enfant, j'aimais voir les films de cape et d'épée. Notamment des ?uvres françaises qui évoquaient l'histoire des souverains et des évènements qui ont marqué leur histoire, que j'enviais beaucoup. Chose qui n'existait pas encore concernant l'histoire de notre pays, arrêtée à 1830. Je crois que c'est là une des principales raisons qui m'ont poussée à m'intéresser de près aux sujets de l'histoire.
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