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"Nos liens avec l'Algérie sont exemplaires"



Les relations algéro-tunisiennes sont fortes et enracinées, telle est l'affirmation du chef de la diplomatie tunisienne qui a rappelé que son pays ne cède, désormais, pas au chant des sirènes, en ce sens qu'il a balayé d'un revers de la main l'installation d'une base américaine sur le sol tunisien, au prétexte de lutter contre le terrorisme. Le ministre tunisien des Affaires étrangères, M.Khemaies Jhinaoui, conscient des réserves émises par l'Algérie à ce propos, a énergiquement infirmé toute éventualité d'installation militaire occidentale en Tunisie: «Ceci est nul et non avenu», a en effet confié Jhinaoui à notre confrère El Chourouk, rappelant que Tunis ne pourrait, en aucune manière, convenir de pareils projets. Il a dans la foulée qualifié les liens qui unissent la Tunisie à l'Algérie de solides et d'exemplaires car jetant leurs racines très loin dans l'histoire des deux nations. Rappelons que l'Algérie a suivi de très près le développement de la situation à la frontière est du pays, et toute sur-militarisation à ce niveau n'est pas pour plaire à Alger qui a toujours plaidé pour une non-ingérence au Maghreb. Pour dissiper toute inquiétude à ce propos le MAE tunisien se réfère à la récente déclaration du porte-parole du ministère de la Défense, Belhassen Oueslati, qui a clarifié au nom de l'Etat tunisien: «Le département de la défense est ouvert aux expériences des pays frères et amis, comme il a des relations de coopération avec de nombreuses armées dans le cadre de partenariats bien définis, qu'ils soient bilatéraux ou multilatéraux, y compris l'Otan.» En poursuivant: «L'armée tunisienne veille à travers sa coopération avec l'Otan à bénéficier de l'expérience militaire de cette dernière dans de nombreux domaines, notamment celui relatif à la lutte contre le terrorisme.» Le même responsable a expliqué que les aspects de cette coopération comprennent le renseignement et l'échange d'informations, ce qui constitue un élément clé pour le ministère de la Défense nationale, notamment après l'avènement de l'Agence de renseignements et de sécurité militaire. Oueslati a par ailleurs renchéri que ceci nécessite la formation des éléments et des formateurs auprès d'experts et sur la base des programmes de formation actuels les plus aboutis. Ce qui répond d'ailleurs aux instructions du président tunisien Béji Caïd Essebsi.
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