Le jour de la reprise des entraînements de l'USM Alger, c'est-à-dire mardi dernier, après une journée de repos consacrée à la récupération de la fatigue, générée par le match de samedi contre la JSMB, le directeur général de la SSPA-USMA, Mouldi Aïssaoui, accompagné de son adjoint Réda Abdouche, a choisi de se déplacer au stade de Bologhine pour suivre l'évolution sur le terrain des joueurs. En fait, s'il était là c'est parce qu'il voulait discuter avec eux. Cela a pu se réaliser bien après la séance d'entraînement, après même que les joueurs aient déjeuné. Ils ont été, alors, priés de rejoindre la cafétéria et salle de relaxation du stade où là ils ont été reçus individuellement par les deux responsables de la SSPA. «Nous voulons savoir ce que chaque joueur ressent en ce moment», nous a dit Mouldi Aïssaoui après cette très longue séance qui ressemblait à un grand oral pour chacun des éléments des Rouge et Noir.
Et le directeur général de la SSPA de poursuivre : «Nous croyons que le groupe a besoin d'une approche sur le plan psychologique. Nous ne pouvions le laisser continuer dans la situation morale dans laquelle il se trouve. Nous avons écouté chaque joueur individuellement, c'est mieux pour lui. Il peut ainsi dire vraiment ce qu'il ressent, ce qui va et ce qui ne va pas. Sur ce que nous avons pu entendre, il ressort que les joueurs sont sous l'effet d'une terrible pression.
Chaque jour, ils lisent dans la presse qu'ils sont dans un dream-team, qu'ils gagnent trop d'argent. On énumère des sommes faramineuses. La grosse majorité d'entre eux sont jeunes et ne savent pas faire face à une telle campagne. Au lieu de les voir manifester leur supériorité le jour du match, ils sont au contraire inhibés.
C'est comme s'ils avaient peur de mal faire. Il faut les prendre en charge et les amener à changer de mentalité, leur démontrer que ce sont bien eux les plus forts et qu'ils sont capables de s'imposer n'importe où, n'importe quand. Il y a aussi cette pression que font peser sur leurs épaules des supporters de plus en plus exigeants.
On comprend ces derniers. Ils ont conscience que leur équipe est la plus forte et veulent la voir constamment gagner. Mais il ne faudrait pas qu'ils agissent sur elle jusqu'à obtenir le résultat contraire à celui qu'ils espéraient.» Les propos du directeur général de la SSPA sont à rapprocher de ceux que nous avaient tenus Khaled Lemmouchia après le match gagné par son équipe devant le NAHD à Blida. Ce jour-là, le capitaine des Rouge et Noir, en sa qualité de joueur expérimenté,
nous disait qu'il «était regrettable que (ses) camarades n'aient pas conscience d'évoluer dans l'équipe la plus forte. Au lieu que ce soit nos adversaires qui ont peur de nous on assiste au phénomène inverse, à savoir que c'est nous qui avions peur. Peur surtout d'aller vers un mauvais résultat. Il nous faut changer la donne. La peur doit changer de camp. C'est à nous de mettre la pression sur l'adversaire, de lui montrer que nous sommes les plus forts.»
Samedi prochain, l'USMA va jouer un match très important. Il l'est à double titre. D'abord, il intervient juste après une défaite qu'il faudra nécessairement corriger et la meilleure manière de le faire sera de s'imposer. Ensuite, il s'agira d'affronter, ni plus, ni moins, que le champion d'Algérie en titre, l'ASO Chlef.
Autant dire un adversaire pas facile à affronter d'autant qu'il viendra à Bologhine pour confirmer son statut. Il va falloir aux Rouge et Noir reprendre leurs esprits s'ils espèrent aller vers un bon résultat. Inutile de dire que le travail psychologique initié par les responsables de la SSPA pèsera sur le match sans quoi tout devra être revu dans ce club.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A A
Source : www.letempsdz.com