
Les importations de l'Algérie en produits pharmaceutiques ont atteint 1,643 milliard de dollars durant les dix premiers mois de 2013, contre 1,842 milliard de dollars à la même période de 2012, en baisse de 10,8%, a appris l'APS auprès des Douanes algériennes.Les quantités de produits pharmaceutiques importées ont observé la même tendance baissière, passant de 29 096 tonnes durant les dix premiers mois de 2012 à 26 196 tonnes durant la même période de 2013, soit une baisse de 13,4%, précise le Centre national de l'informatique et des statistiques (Cnis) des Douanes.Ce recul de la facture des médicaments entamé dès le 1er trimestre de l'année en cours, après une hausse de plus de 13% durant toute l'année 2012, s'explique essentiellement par un recul de plus de 10% de la facture des médicaments à usage humain, qui représentent 95,6% des importations globales de médicaments de l'Algérie.Malgré ce recul, la facture des médicaments à usage humain reste toujours la plus importante avec 1,57 milliard usd, contre 1,75 milliard usd durant la période de référence, en baisse de 10,53%, selon le Cnis. Les quantités importées des médicaments à usage humain ont également reculé de 9,33%, passant de 27 235 tonnes durant les dix mois de 2012 à 24 693 tonnes à la même période de 2013.Les produits parapharmaceutiques, qui représentent seulement 2,8% des importations globales, ont également contribué à la baisse de la facture des importations. Les produits parapharmaceutiques arrivent en seconde position avec 46,92 millions usd, contre 64,76 millions usd, durant la même période de référence, en baisse de 27,54%, ajoute le Centre.En volume, les importations de ces produits ont atteint durant les dix premiers mois de l'année 974 tonnes contre 1 372 tonnes, durant les dix premiers mois de l'année écoulée, reculant ainsi de 29%, notent encore les Douanes.Pour les médicaments à usage vétérinaire, les achats de l'Algérie de l'étranger se sont établis durant les dix premiers mois de 2013 à 25,08 millions usd (528 tonnes) contre 21,60 millions usd (488 tonnes) à la même période en 2012, en hausse de plus de 16% en termes de valeur, note le Cnis.L'Algérie a interdit l'importation de 120 médicaments produits localement. Cette liste peut être élargie à d'autres produits afin d'encourager la production locale et d'inciter les laboratoires à investir davantage dans ce créneau porteur.Dans le but de réduire les importations des médicaments, l'Algérie ambitionne de produire localement 70% de ses besoins en médicaments avec l'aide des laboratoires étrangers d'ici à la fin 2015 et devenir ainsi une plateforme de production de génériques.Le marché national du médicament est estimé à plus de 2,5 milliards de dollars, dont 1,85 milliard de dollars d'importation et le reste de production locale, dont 84% reviennent au secteur privé et 16% au public. Le taux d'accroissement du marché algérien du médicament s'élève annuellement à 10%, selon un rapport sectoriel sur l'industrie pharmaceutique élaboré par le ministère du Développement industriel et de la Promotion de l'investissement. Selon les experts qui ont participé à l'élaboration de ce document, le marché algérien, en pleine extension, atteindra les 3 milliards de dollars à fin 2013.Ainsi, l'expert européen en industrie pharmaceutique, André Peyrouset, a indiqué, jeudi à Alger, avoir noté chez les opérateurs algériens de la pharmacie l'engagement et la volonté pour la mise à niveau des bonnes pratiques de la fabrication. Intervenant lors de la Journée de présentation des bonnes pratiques de la mise à niveau de la filière pharmaceutique dans le cadre du Programme d'appui aux PME/PMI et à la maîtrise des technologies de l'information et de la communication (PME II), au titre du partenariat avec l'Union européenne (UE), l'expert européen a indiqué avoir reçu 15 propositions d'opérateurs algériens de la pharmacie, dont certains ont bénéficié d'une formation dans ce domaine. M. Peyrouset s'est félicité de l'intérêt accordé par les opérateurs algériens de la pharmacie aux «bonnes pratiques» de fabrication qu'il a qualifiées de «gage de qualité».Pour l'expert européen, les unités de fabrication pharmaceutiques nationales sont capables de «réaliser les bonnes pratiques de fabrication les deux prochaines années pour peu que les règles en la matière soient respectées».Il a, à cet égard, cité le centre technique de la chimie qui sera réalisé par le ministère du Développement industriel et de la Promotion de l'investissement et qui participera, à son tour, au développement de la filière pharmaceutique et à la maîtrise du contrôle des produits.Le directeur du Programme PME II, Abdeldjalil Kassoussi, a, pour sa part, rappelé le protocole d'accord signé en 2012 avec les opérateurs de la pharmacie pour l'accompagnement et la mise à niveau des entreprises du secteur pharmaceutique. Le président de l'ATA PME II, Paolo Castrataro, a, quant à lui, souligné l'importance du renforcement des performances pharmaceutiques qui sont liées à la réglementation en vigueur, a-t-il dit.Le secrétaire général de l'Union nationale des opérateurs de la pharmacie (Unop), Nabil Mellah, a, de son côté, souligné que l'industrie pharmaceutique avait contribué en 2013 à la réduction de la facture d'importation des médicaments de 18%.K. B./APS
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim Benabdelkader
Source : www.latribune-online.com