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Négociations maladroites, répartition inéquitable et montants dérisoires Droits TV, le grand bluff !



Négociations maladroites, répartition inéquitable et montants dérisoires                                    Droits TV, le grand bluff !
Après que le lancement du professionnalisme eut suscité beaucoup d'espoirs chez les responsables de clubs devenus sociétés sportives par actions, notamment à la faveur de l'annonce de mannes financières non négligeables sous la forme de dividendes, tirées du sponsoring, du marchandising et autres droits télévisuels et droits à l'image qui allaient remplacer petit à petit les aides et subventions étatiques, voilà qu'une de ces ressources s'est avérée être un vrai bémol pour le moins désenchantant.
Comme droits de retransmission télévisuelle, les pensionnaires de Ligue 1 attendaient, en mode professionnel, de conséquentes sommes qui devaient constituer de véritables bouffées d'oxygène à même de les aider à mieux réussir cette transition entamée voilà près d'un an et demi.
Or, les recettes se sont résumées à des montants très en deçà des attentes au point d'être qualifiées de 'vulgaires miettes.'
L'opacité qui a entouré la signature du contrat d'exploitation entre la Ligue de football professionnel et l'Entv et la non-divulgation du montant exact ont donné lieu à de multiples interprétations qui ont toutes découlé dans le même sens : un manque de transparence édifiant qui incite presque à se contenter du chiffre officieux de 21 milliards de centimes à partager entre sociétaires de l'élite professionnelle nationale.
Encore qu'à l'instar de la manière avec laquelle le contrat entre la LFP et l'Entv a été signé avec tout le grognement qui s'en est suivi, l'annonce de la stratégie de répartition équitable entre les seize pensionnaires de la Ligue 1 a, elle aussi, suscité un sentiment d'indignation et de frustration dans nombre de directions des SSPA. La stratégie populiste qui a prévalu lors de la prise de la fameuse décision relative à une répartition équitable entre les clubs n'est, d'ailleurs, en aucun cas' équitable.
Alors qu'en Europe, c'est le nombre de diffusions télévisuelles, la popularité et les performances sportives qui déterminent la quote-part de chaque club, en Algérie on trouve logique et normal qu'une équipe comme l'Entente de Sétif, la JS Kabylie ou le Mouloudia d'Alger touchent exactement ce que perçoit l'AS Khroub ou le Chabab de Batna ! Or, toutes proportions gardées, en Espagne il ne viendrait à personne l'idée de verser à des clubs comme Getafe ou Osasuna comme droits TV les mêmes montants que pour le Real de Madrid ou le FC Barcelone, tout comme il serait impossible de voir en France l'Olympique de Marseille et le Paris-Saint-Germain mis sur le même pied d'égalité, en termes de droits d'image, que l'Evian Thonon-Gaillard ou l'Ajaccio AC !
Chose pourtant décidée et approuvée en Algérie puisque des clubs disputant les premiers rôles en championnat, prenant part aux différentes coupes d'Afrique et animant fréquemment les tours avancés de la coupe valent, en termes de droits TV, des clubs dont le maintien est le seul leitmotiv.
Or, c'est justement cette manne financière qui permet aux clubs les plus huppés et les plus ambitieux de pérenniser leurs traditions prestigieuses en s'offrant les meilleures recrues et les plus renommés des éléments. Ce n'est, de fait, pas avec les montants égaux de la LFP que nos grands clubs pourraient ambitionner de garder le leadership ou de concurrencer les autres grands du continent qui leur font, par ricochet, une concurrence que l'on pourrait qualifier de déloyale.
Aussi, la manière avec laquelle la nouvellement créée LFP a cédé les droits TV à l'Entv laisse-t-elle perplexe plus d'un observateur.
Pourquoi la LFP n'a-t-elle pas lancé un appel d'offres en bonne et due forme à même d'attirer, peut-être, des chaînes qui pourraient s'avérer comme concurrentes à l'instar d'Al-Jazeera Sports ou de Nessma TV et, par conséquent, faire augmenter ledit montant et donner plus de consistance aux droits TV reversés aux clubs ' N'est-ce pas là une autre forme de populisme de bon aloi qui ne fait que priver les clubs et la LFP d'une plus-value qui leur serait doublement bénéfique ' Pour quelles raisons cette même LFP n'a-t-elle pas divulgué le montant du contrat signé avec l'Entv alors que la FAF lui avait ouvert la voie et balisé le terrain de la transparence pour ce qui a trait à l'engagement de la marque Puma pour tout ce qui touche aux équipements des différentes équipes nationales ' D'autant plus que la LFP n'avait pas trouvé de problèmes à dévoiler les contours et de rendre publics les chiffres du contrat signé avec l'opérateur de téléphonie mobile Nedjma '
Autant de questions qui demeurent sans réponses alors que, justement, de ces réponses pourraient découler bon nombre d'explications à même de chasser certaines zones d'ombre et professionnaliser ces transactions qui, au lieu de permettre aux toutes nouvelles SSPA de s'adapter au mieux aux nouvelles règles du paysage footballistique national tel qu'édicté par la FIFA, les contraignent au contraire à' presque regretter le bon vieux temps de l'amateurisme.
R. B.
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